Lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Bruno Retailleau a évoqué la récente déclaration de son rival Laurent Wauquiez, qui a tendu la main à Édouard Philippe. Le président du groupe LR au Sénat a déclaré que cette attitude le rendait, par contraste, « plus sympathique ».
Une réaction aux propos de Wauquiez
Le 3 juillet, alors qu’il s’exprimait dans les rues d’Aix-en-Provence, Bruno Retailleau a critiqué ceux qui changent souvent d’avis en politique. Il a notamment souligné qu’il était dégoûtant pour les Français de voir certains retourner leur veste fréquemment.
« Ça me sert finalement, parce que, par contraste, chaque jour, il me rend un peu plus sympathique », a-t-il lancé en souriant.
Il a aussi exprimé son désaccord avec Wauquiez, qui soutient Édouard Philippe. Selon lui, ce dernier ne mérite pas ce soutien, et il ne souhaite pas se réjouir de cette alliance.
Bruno Retailleau a ajouté qu’il pense que les Français ne choisiront pas la « saison 3 » du macronisme avec Édouard Philippe ou Gabriel Attal, surtout après dix ans de mandat d’En Marche, qui, selon lui, ne fonctionne plus.
Une stratégie pour l’élection présidentielle
Le candidat LR à la présidentielle a aussi indiqué qu’il s’adressait aux électeurs du Rassemblement national. Il mise sur une stratégie d’ouverture pour rassembler un maximum de voix.
Les positions de Laurent Wauquiez
Dans un entretien au Figaro, Laurent Wauquiez a exprimé son espoir d’une candidature unique à droite. Il a souligné qu’Édouard Philippe pourrait représenter l’ordre et le sérieux nécessaires pour redresser la France, en raison de ses responsabilités passées.
Il a aussi indiqué que si la candidature de son parti ne décolle pas dans les sondages, il pourrait être amené à demander à Édouard Philippe de se retirer, afin de favoriser l’unité de la droite.
Une unité à construire
Dans les colonnes du quotidien, Wauquiez a réclamé une candidature unique pour la droite lors de la prochaine présidentielle. Plusieurs figures des Républicains, comme Jean-François Copé, partagent cette idée.
Ils souhaitent qu’un seul candidat, parmi Gabriel Attal, Édouard Philippe ou Bruno Retailleau, représente la droite face à Emmanuel Macron.
En mai 2025, l’entourage de Retailleau avait déjà critiqué Wauquiez, le qualifiant de « girouette » pour ses propos changeants. À cette époque, Wauquiez déclarait qu’il n’y aurait « jamais d’alliance » avec le patron d’Horizons.














