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Une audition tendue entre Bruno Le Maire et la rapporteuse de la commission d’enquête

Ce jeudi 30 avril, lors de l’audition de Bruno Le Maire à l’Assemblée nationale, la séance a rapidement tourné à la confrontation. La rapporteuse insoumise, Aurélie Trouvé, a lancé un vif réquisitoire contre le bilan industriel de l’ancien ministre de l’Économie. Elle lui a reproché un bilan jugé « irréversible » et a affirmé que l’emploi industriel en France avait fortement chuté sous sa gouvernance.

Face à ces accusations, Bruno Le Maire a réagi avec frustration. Il a dénoncé ce qu’il considère comme un « tribunal politique » et a annoncé qu’il ne répondrait plus si cette commission était perçue comme un tel tribunal. Il a également insisté sur ses résultats, affirmant que la France avait créé 2,6 millions d’emplois pendant sa période à Bercy, selon l’Insee, et a indiqué que 120 000 emplois industriels avaient été générés.

Les échanges se durcissent

La rapporteur a contesté ces chiffres, soulignant que la part des emplois industriels avait continué de diminuer durant cette période. Elle a également évoqué la fermeture de nombreuses usines stratégiques pour le pays. La discussion est devenue de plus en plus tendue, avec Bruno Le Maire reprochant à Aurélie Trouvé de l’attaquer personnellement sur des sujets hors de la commission. Il a conclu en soulignant que le débat sur la création d’emplois et l’industrie n’était pas de son initiative, mais un enjeu politique entre les deux camps.

Un dialogue de sourds

Malgré les efforts d’Aurélie Trouvé pour revenir à un débat constructif, la séance s’est terminée sur une impasse. Bruno Le Maire s’est indigné de ce qu’il considère comme des attaques personnelles injustifiées, et la discussion a laissé apparaître un profond désaccord sur le bilan économique de la France durant ses sept années au gouvernement. La confrontation a mis en lumière l’ampleur du fossé entre la majorité et l’opposition sur cette question clé.

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