Sébastien Lecornu s’exprimera ce soir
Sébastien Lecornu prendra la parole ce mercredi 7 octobre au soir depuis Matignon. Il évoquera la situation dans les lycées, les prix des carburants, la crise agricole et la situation financière du pays, ont indiqué les services du Premier ministre.
Une mobilisation massive et une crise dans l’éducation
La veille, une grande manifestation a rassemblé entre 266 000 et 450 000 personnes en France. Lycéens, étudiants, enseignants et parents d’élèves ont défilé pour protester contre plusieurs revendications. Dans près de 900 lycées, les cours ont été partiellement ou totalement suspendus, selon le ministère de l’Éducation nationale. Les principaux motifs de mécontentement concernent l’insalubrité des bâtiments, la surcharge des emplois du temps, le non-remplacement des professeurs ou encore les inégalités liées à Parcoursup.
Blocages et reprise des blocages
Depuis mardi, certains lycées, notamment à Paris, ont repris leurs blocages. Au total, 528 établissements sont touchés, ce qui représente une baisse de 41 % par rapport à la veille. Les cours y sont « totalement ou partiellement suspendus ». Les syndicats lycéens et étudiants appellent à poursuivre la mobilisation avec de nouvelles manifestations jeudi, qualifiées d’« acte 4 ».
Les étudiants se mobilisent également
Dans l’enseignement supérieur, 40 % des établissements ont été perturbés mardi. Les étudiants, comme les personnels, participent aux blocages. La porte-parole de l’Union étudiante indique que des assemblées générales sont prévues pour décider de la reconduction ou non des actions. Le gouvernement doit rencontrer les organisations professionnelles et étudiantes dans les prochains jours.
Les propositions du gouvernement
Face à l’ampleur de la crise, Emmanuel Macron a organisé mardi soir une réunion avec plusieurs ministres, notamment Sébastien Lecornu, Laurent Nuñez et Édouard Geffray. Les ministres de l’Intérieur et de l’Éducation doivent être auditionnés mercredi à l’Assemblée.
Le Premier ministre a également annoncé la mise en place de demi-journées de classe sans cours à partir de mercredi. Cette mesure vise à instaurer un « temps de démocratie interne » pour permettre aux élèves et personnels d’exprimer leurs difficultés, établissement par établissement. Toutefois, cette application est contestée. Des responsables syndicaux estiment qu’il est peu probable que les cours reprennent dès mercredi, parlant d’une « cacophonie complète ».














