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La soirée du lundi 7 septembre a été mouvementée pour Raphaël Glucksmann, eurodéputé. Il s’était rendu place Vendôme, à Paris, pour participer à un rassemblement en faveur d’une loi visant à lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Cependant, sa présence n’a pas été accueillie favorablement par tous les militants présents.

Alors que l’eurodéputé discutait avec plusieurs médias, notamment le journaliste indépendant Paul Larrouturou, il a été violemment interpellé par des militantes. L’une d’elles lui a reproché d’utiliser cette manifestation pour sa propre campagne politique.

Une interpellation en pleine manifestation

Une militante, membre de la FSU, a d’abord attaqué le positionnement politique de Raphaël Glucksmann, qui est en couple avec Léa Salamé. Elle lui a lancé qu’il y avait « plein de macronistes » dans son équipe et l’a accusé de ne pas respecter son engagement de rupture avec le système.

Depuis plusieurs mois, l’eurodéputé est critiqué pour la composition de son entourage, qui inclut des personnalités proches de la majorité présidentielle, comme Aurélien Rousseau, Sacha Houlié ou Marguerite Cazeneuve. La militante a poursuivi ses reproches, affirmant que sa présence nuisait à la gauche. Elle lui a dit qu’elle n’était pas intéressée par une « fausse gauche » et lui a reproché de prendre de la place lors de cet événement.

Selon elle, Raphaël Glucksmann tente de « voler les voix de la gauche », ce qu’elle refuse. Il a tenté de lui répondre en évoquant ses combats pour « l’écologie et la justice sociale », mais cela n’a pas convaincu son interlocutrice, qui a répliqué : « Rien du tout ! Rien du tout ! »

Une autre militante le somme de partir

Une seconde séquence, diffusée dans l’émission Quotidien, montre une autre militante demander explicitement à Raphaël Glucksmann de quitter les lieux. Elle lui a lancé : « Non, non, on ne va pas récupérer ça. Tu dégages, tu dégages, tu ne fais pas ta campagne débile ici. » Elle a ajouté : « Il est enfantiste, féministe et en colère ? Mon cul ouais. Pas de récupération. »

Face à cette hostilité, l’eurodéputé a expliqué qu’il était là pour soutenir « la manifestation et la loi intégrale ». Il a aussi précisé qu’il souhaitait que cette loi soit adoptée avec des budgets importants, destinés à sa mise en œuvre.

Le lendemain, lors de son passage sur RTL, Raphaël Glucksmann a évoqué cette soirée agitée. Il a indiqué que, si deux militantes l’avaient interpellé pour lui reprocher de ne pas représenter la « vraie gauche », la majorité des personnes présentes lui avaient exprimé leur soutien pour avoir porté au Parlement européen la question du viol. Enfin, il a reconnu que sa position politique ne faisait pas l’unanimité parmi la gauche, en admettant : « Bien sûr que je ne plais pas à tout le monde à gauche. »

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