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Une mobilisation pour faire entendre les policiers

Ce mardi 30 juin, plusieurs syndicats de police, dont Alliance, UN1TÉ et Synergie, ont décidé de manifester devant le ministère de l’Économie à Bercy. L’objectif est de dénoncer les difficultés rencontrées au quotidien par les forces de l’ordre.

Les policiers estiment que la situation devient insupportable. La manifestation intervient alors que les refus d’obtempérer ont augmenté, entraînant parfois des hospitalisations. Les forces de l’ordre sont également de plus en plus souvent prises pour cible.

Dans un communiqué, Alliance Police a souligné que ses membres réclament reconnaissance, respect et considération. La mobilisation intervient alors qu’une revalorisation a été accordée récemment aux commissaires de police.

Les revendications des policiers

Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance Police nationale, dénonce le manque de considération pour les policiers. Selon lui, « on nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour les considérer et pour les respecter. » Il insiste sur le fait que les policiers, qui protègent la société, ne sont pas suffisamment récompensés.

Plusieurs problématiques sont évoquées lors de cette mobilisation : la dégradation des conditions de travail, le malaise croissant dans les services d’investigation, le surengagement des forces de maintien de l’ordre, notamment les CRS, et l’absence de réponses concrètes pour l’encadrement et les personnels spécialisés.

Julien Adubeiro, délégué UN1TÉ, souligne que « tout doit être traité correctement » et que la priorité ne doit pas être donnée à certaines violences plutôt qu’à d’autres. Il insiste sur l’importance d’un traitement équitable pour toutes les situations.

Les enjeux pour la rentrée

Les policiers pointent aussi le manque d’attractivité de certains services. Ce problème, accentué par la pénibilité du travail, les astreintes fréquentes et des rémunérations peu encourageantes, freine l’évolution de la profession. L’affaire Lyhanna a mis en lumière ces difficultés.

Magali Rapuzzi, référente nationale PATS pour UN1TÉ, explique que ces problèmes concernent aussi la reconnaissance immédiate du corps d’encadrement, des personnels administratifs et scientifiques. Elle réclame des mesures concrètes pour améliorer l’attractivité des métiers de la police.

Les syndicats mettent en avant la nécessité d’adapter les moyens aux missions et de mettre en place une véritable politique d’attractivité pour les services d’investigation. Si leurs revendications ne sont pas entendues, ils promettent une nouvelle mobilisation de grande ampleur à la rentrée.

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