Olivier Faure victime d’une enfarinade à Amiens
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a été aspergé de farine lors d’une manifestation du 1er-Mai à Amiens, en Picardie. L’incident s’est produit ce vendredi, comme l’a confirmé le journal Le Courrier Picard sur place.
Alors qu’il participait au cortège pour la journée internationale des droits des travailleurs, Olivier Faure a été pris à partie par des manifestants. Malgré l’agression, il a poursuivi sa marche dans le cortège, selon nos informations.
Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a exprimé son soutien à Olivier Faure. Sur X (ex-Twitter), il a dénoncé ces méthodes, estimant qu’elles nuisent au combat de la gauche et des travailleurs, en ce 1er mai.
De son côté, Emmanuel Grégoire, maire socialiste de Paris, a également condamné ces actes. Il a souligné que de telles méthodes, qu’il qualifie d' »inacceptables », ne font que diviser la gauche alors que cette journée doit rassembler.
Le contexte de violence lors des manifestations n’est pas nouveau. L’an passé, lors de la manifestation parisienne du 1er-Mai, plusieurs élus et militants socialistes avaient été pris à partie ou agressés, notamment par des groupes violents, ce que Olivier Faure avait alors dénoncé.
Plus de 100 000 personnes attendues dans toute la France
Selon le ministère de l’Intérieur, 320 manifestations sont programmées pour cette journée, avec plus de 100 000 participants attendus à travers le pays. À Paris, le cortège a quitté la place de la République en début d’après-midi pour rejoindre la place de la Nation. Y participent notamment la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, et celle de la CGT, Sophie Binet.
Lors de l’édition précédente, entre 157 000 et 300 000 personnes avaient défilé dans toute la France, selon la police et la CGT. La mobilisation vise à défendre le maintien du 1er-Mai comme jour de repos obligatoire pour les salariés.
Controverse autour du travail le 1er-Mai
Face à l’opposition unanime des syndicats, le gouvernement a abandonné une proposition de loi portée notamment par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal. Celle-ci aurait permis, dans certains secteurs comme la vente ou la culture, de faire travailler les salariés ce jour-là.
Le gouvernement a ensuite recentré cette possibilité sur les artisans boulangers et les fleuristes, sous réserve d’accords dans ces branches. Un projet de loi attendu avant le 1er-Mai 2027 pourrait permettre cette dérogation. Cependant, les principales confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) restent opposées, craignant une extension future de cette mesure.














