Une carrière politique menée malgré la maternité
En quelques années, Marine Tondelier est devenue une figure importante des écologistes. Depuis 2022, elle occupe le poste de secrétaire nationale du parti. En parallèle, elle siège jusqu’en 2026 au conseil municipal d’Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais. Cette ville, fief historique du Rassemblement national, représente un défi particulier pour elle en tant qu’opposante.
En décembre 2022, Marine Tondelier avait confié au journal Le Monde que sa lutte dans cette ville de son enfance n’était pas simple. Elle avait évoqué avoir reçu de nombreuses menaces et fait face à des procédures judiciaires.
La naissance de son fils et ses choix personnels
Très attachée à Hénin-Beaumont, Marine Tondelier y a sa famille, qui la rejoint régulièrement pour les fêtes. Elle a aussi acheté une maison à seulement 500 mètres de la ferme familiale. Bien qu’elle aurait pu opter pour une circonscription plus accessible, l’idée lui avait été suggérée de changer de secteur si elle voulait faire une pause dans sa carrière politique. Elle raconte : « Au moment de la naissance de mon fils, on m’a dit : “Si un jour tu veux t’exfiltrer du truc, personne ne t’en voudra.” »
En couple avec un conseiller municipal, elle a accueilli son premier enfant, Joseph, en 2018. Après sa naissance, elle n’a pris que dix jours de congé avant de se présenter au conseil municipal avec son bébé. Son engagement reste total, d’autant qu’elle attend aujourd’hui un deuxième enfant.
Une mère souvent séparée de son fils
Malgré sa vie de mère et d’élue, Marine Tondelier n’a pas voulu renoncer à sa carrière ni à sa ville natale. Pendant la semaine, elle est séparée de Joseph, qu’elle travaille à Paris. Elles communiquent souvent par téléphone. Elle s’efforce aussi d’être présente dès qu’elle le peut. Elle explique : « Dès que je peux, le samedi, si je suis là, c’est moi qui vais le conduire au judo. »
Elle confie également ressentir parfois de la culpabilité de ne pas pouvoir être aussi présente qu’elle le souhaiterait. Elle souhaite éviter qu’un jour son fils ne la considère comme une étrangère. Elle dit : « Je ne veux pas être une étrangère et, un jour, arriver à la maison, et qu’il me dise : “Vous êtes qui, madame ?”. Je lui répondrais : “Je suis ta mère.” »














