Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale, s’est exprimée ce vendredi 22 mai sur BFMTV-RMC concernant les relations entre la France et l’Algérie.
Elle a affirmé que la France n’avait « pas à s’agenouiller devant l’Algérie », tout en dénonçant le comportement « éminemment critiquable » d’Alger. Selon elle, les tensions diplomatiques entre les deux pays se sont accrues ces dernières années.
Une position ferme sur le dialogue
Marine Le Pen a souligné l’importance du dialogue avec toutes les nations pour défendre les intérêts de la France. Cependant, elle a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas « s’agenouiller » devant un pays souverain. Elle explique que la France doit respecter l’indépendance de l’Algérie tout en lui demandant de se comporter comme une nation adulte et souveraine.
Elle a également critiqué le traitement réservé à certains compatriotes par Alger, notamment l’écrivain Boualem Sansal — qui a été gracié et libéré en novembre 2025 — et le journaliste Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie pour « apologie du terrorisme ».
Les tensions autour de cas précis
Les relations sont tendues notamment à cause de l’incarcération de ces deux figures françaises en Algérie. La situation a suscité de vives réactions en France, où ces affaires sont perçues comme des actes de traitement injuste.
Les déclarations du gouvernement et la réaction de Marine Le Pen
Le lendemain de sa visite en Algérie, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a évoqué sur Europe 1 l’espoir d’un jour voir un « traité d’amitié » entre Paris et Alger, basé sur le respect mutuel. Toutefois, il a précisé que « tout ça ce sont des mots » et que la situation n’en était pas encore là.
De son côté, Marine Le Pen considère que pour améliorer la relation, l’Algérie doit d’abord « récupérer les OQTF » (ordres de quitter le territoire français) et cesser de refuser d’appliquer le droit international. Elle reproche également à Alger d’accuser la France de tous ses malheurs, alors que, selon elle, une grande partie des responsabilités revient à l’Algérie elle-même.
Elle a déclaré que si l’Algérie se comportait comme une « nation mature » et respectait le droit international, une amélioration serait envisageable. Dans le cas contraire, elle considère que la situation doit rester telle qu’elle est actuellement.
Une position claire sur la souveraineté
Marine Le Pen a précisé qu’elle était prête à engager un vrai dialogue si l’Algérie respectait ses obligations internationales et cessait de faire peser sur la France des responsabilités qui relèvent de ses propres difficultés économiques et sociales.
Enfin, elle a rappelé que, selon elle, les relations entre la France et l’Algérie sont encore en phase de reprise, comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui a affirmé que « les relations sont bonnes » et qu’elles se réenclenchaient dans le domaine de la sécurité.














