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Le avocat de Claude Guéant dénonce la « cruauté » et le « cynisme » de Nicolas Sarkozy

Lors de l’audience devant la cour d’appel de Paris ce mardi 26 mai, l’avocat de Claude Guéant a critiqué vivement la conduite de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire des soupçons de financement libyen. Il a évoqué une attitude marquée par la « cruauté » et le « cynisme ».

Selon Me Philippe Bouchez El Ghozi, Nicolas Sarkozy aurait utilisé l’absence de son ancien collaborateur, Claude Guéant, pour le mettre en cause, en profitant du fait que son client était absent pour des raisons de santé. L’avocat a affirmé que cette stratégie visait à supposer que « les absents ont nécessairement toujours tort ».

Un changement de stratégie de défense

L’avocat a expliqué que la nouvelle ligne de défense de Sarkozy se résumait à « ce n’est pas moi, c’est les autres ». Il a précisé que ses avocats allaient plaider mercredi lors de l’épilogue du procès en appel, concernant notamment le financement libyen de la campagne présidentielle de 2007.

Me Bouchez El Ghozi s’est interrogé sur ce changement de position, se demandant s’il reflétait un « cynisme du politique ou le désespoir du prévenu ». Il a aussi dénoncé ce qu’il qualifie de « stratégie désespérée », rappelant que Claude Guéant a consacré plus de 20 ans à Nicolas Sarkozy, qui aurait « la mémoire courte ». Selon lui, Guéant n’aurait fait que suivre les ordres du président ou de son ministre.

Les questions autour de la rencontre avec Abdallah Senoussi

Au cours de sa plaidoirie, l’avocat est également revenu sur la rencontre de son client avec Abdallah Senoussi, ancien chef du renseignement militaire libyen. Il a souligné qu’aucun élément ne permettrait de conclure que Guéant savait qu’il allait rencontrer une personne de confiance de Mouammar Kadhafi.

Il a aussi indiqué que Nicolas Sarkozy aurait demandé à Guéant de se pencher sur la situation judiciaire d’Abdallah Senoussi, mais qu’aucune preuve d’une intervention de sa part n’avait été trouvée. Selon lui, cette situation ne constitue pas une preuve d’association de malfaiteurs, qui nécessiterait une entente entre les parties, ce qui n’aurait pas été le cas ici.

Me Bouchez El Ghozi a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de preuve tangible après tant d’années d’enquête.

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