La France insoumise rejoint la motion de censure contre le gouvernement
Ce mercredi 1er juillet, Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise (LFI), a annoncé que ses députés soutiendraient la motion de censure proposée par les Écologistes. Ces derniers dénoncent la gestion de la canicule par le gouvernement et ont sollicité l’ensemble des députés de gauche pour signer cette motion, selon la cheffe de file des Écologistes à l’Assemblée.
Un retour de la motion de censure
Manuel Bompard a confirmé sur France 2 que LFI allait voter et cosigner cette motion, qui doit être déposée dans la journée. Elle sera ensuite examinée en début de semaine prochaine à l’Assemblée nationale. Il a également souligné que la canicule de la semaine dernière aurait été prévisible, mais que le gouvernement avait manqué d’anticipation, ce qui a conduit à des situations inacceptables.
Il a ajouté que les parlementaires doivent contrôler l’action du gouvernement. Lorsqu’il agit mal, il faut déposer une motion de censure, a-t-il indiqué.
Une démarche collective pour faire pression
Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, avait annoncé mardi le dépôt de cette motion pour dénoncer l’impréparation de l’exécutif face à la canicule, notamment celle qui vient. Ce mercredi, elle a précisé que son groupe a envoyé un mail à tous les députés de gauche pour leur demander de signer la motion, y compris le groupe insoumis.
Une volonté de mettre la pression sur le gouvernement
Cyrielle Chatelain a expliqué que leur soutien à cette motion est une cohérence politique, rappelant que LFI a toujours voté pour des motions de censure. Elle souhaite aussi rallier les socialistes à leur démarche. Elle considère que le gouvernement est irresponsable face à cette crise climatique.
Elle insiste sur le fait que leur objectif est de mettre la pression sur ce gouvernement, qu’elle qualifie d’irresponsable, et espère rallier d’autres forces politiques à leur cause.
Les tensions avec le gouvernement
Lors d’un échange houleux à l’Assemblée mardi, la cheffe de file des écologistes a critiqué le bilan du gouvernement sur la gestion de la canicule. Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a contesté le chiffre avancé par certains Écologistes évoquant 10 000 morts, jugeant ces chiffres excessifs.
Cyrielle Chatelain a répondu en dénonçant la responsabilité du gouvernement dans la gravité de la crise, évoquant notamment que la canicule est devenue une « violence politique ». Elle a aussi déclaré que les morts liés à cette crise sont en partie imputables à l’action du gouvernement.














