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Le Parti socialiste dénonce l’absence de mesures d’urgence

Le Parti socialiste a exprimé ce dimanche 12 avril son mécontentement face au plan d’électrification présenté vendredi par le gouvernement. Selon lui, ce plan ne comprend pas de mesures d’urgence pour faire face à la crise actuelle.

Les critiques de La France Insoumise

Les représentants de gauche ont également critiqué ce plan. Manon Aubry, eurodéputée de La France Insoumise, l’a qualifié de « déconnecté » de la réalité.

Elle a expliqué que de nombreux Français, qui pourraient faire le plein avant d’aller travailler, seraient déçus d’apprendre qu’ils doivent acheter des voitures électriques, souvent hors de leur portée financière.

Les premières mesures dévoilées vendredi incluent une incitation à utiliser davantage de camions et voitures électriques, ainsi que l’interdiction des chaudières à gaz dans la construction neuve.

Manon Aubry a aussi souligné que ces mesures semblent peu adaptées à la situation, en insistant sur le fait qu’elles sont « complètement déconnectées de la réalité ». Elle a indiqué que son parti souhaite notamment que les prix de l’essence soient bloqués à leur niveau d’avant la crise, autour de 1,7 euro, ce que le gouvernement refuse pour ne pas aggraver le déficit budgétaire.

Le PS réclame des mesures à court terme

Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, a dénoncé ce dimanche sur France Inter ce qu’il appelle « un enrichissement sans cause des profiteurs de crise », notamment les raffineurs et distributeurs de carburant. Il a appelé à renforcer les mesures d’urgence face à la flambée des prix des hydrocarbures, aggravée par la guerre au Moyen-Orient.

Il a souligné la nécessité de mesures immédiates pour les usagers les plus dépendants de leur véhicule, comme les professionnels ou les habitants éloignés des centres-villes : « Il faut qu’on ait des mesures de court terme, notamment pour les gros rouleurs, pour les Français les plus modestes, pour les taxis, pour les infirmières libérales, pour toutes celles et ceux qui aujourd’hui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler parce qu’ils sont loin. »

Olivier Faure a également évoqué l’idée d’un leasing social financé par une taxe sur les profits des entreprises pétrolières, considéré comme une solution envisageable. La Fédération des entreprises de services à la personne partage cet avis. Son président, Loïc Gobé, a indiqué que ses membres attendent des mesures concrètes pour aider leurs salariés, notamment en matière de carburant.

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