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Jordan Bardella va porter plainte en diffamation après de nouvelles révélations

Selon Le Canard Enchaîné, le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, envisage de déposer une plainte en diffamation dans les prochaines heures. Cette décision fait suite à des révélations du journal selon lesquelles il aurait effacé les données d’un ancien compte Facebook militant.

Le journal affirme que ces suppressions ont eu lieu peu après la publication par Mediapart d’écrits de jeunesse antisémites qui lui sont attribués. Jordan Bardella nie en bloc toute responsabilité dans ces propos.

Les accusations et les démentis

Mediapart a également indiqué avoir trouvé des similitudes entre les messages postés sur le compte Facebook personnel de Bardella dans sa jeunesse et ceux publiés sur le compte officiel du président du RN sur le réseau X (anciennement Twitter). Ces messages ont été relevés à quelques heures d’intervalle, ce qui, selon le site, montre un lien direct entre les deux comptes.

Ce nouvel élément remet en cause la version de Jordan Bardella, qui déclarait encore mardi ne pas avoir de compte Facebook ou ne pas l’utiliser depuis longtemps.

Effacement des données après les révélations

Le Canard Enchaîné affirme détenir des extraits de conversations privées prouvant que toutes les données de l’ancien compte Facebook de Bardella, utilisé lors de ses années de militant au Front National (ancien nom du RN), ont été supprimées entre le 28 septembre et le 2 octobre. Ces dates coïncident avec la publication des premiers articles de Mediapart.

En réponse, l’entourage de Bardella a qualifié ces accusations de « fausses » et de « manipulations ». Son équipe a souligné que le compte Facebook évoqué n’est pas celui à partir duquel Jordan Bardella aurait échangé des propos antisémites en 2013, alors qu’il avait 17 ans. Bardella a déjà déposé plainte pour diffamation contre Mediapart à ce sujet.

Messages similaires à quelques heures d’intervalle

Mediapart a également mis au jour des messages similaires, avec des fautes d’orthographe, échangés sur les deux réseaux sociaux à quelques heures d’intervalle. Par exemple, il aurait utilisé une expression désobligeante pour parler d’Emmanuel Macron, tout en écrivant de manière approximative le nom du président.

Il aurait aussi accusé tour à tour « la gauche » puis « les socialistes » d’avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain, des allégations que l’entourage de Bardella a rejetées comme grotesques.

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