Les professionnels de la petite enfance en France se mobilisent ce jeudi 8 octobre, suite à un appel du collectif « Pas de bébés à la consigne » et du Syndicat des professionnel.les de la petite enfance (SNPPE).
Une grève nationale est prévue pour alerter les autorités sur la détérioration des conditions de travail et la crise structurelle que traverse le secteur depuis plusieurs années. La mobilisation vise également à attirer l’attention sur les difficultés de recrutement et le manque criant de personnel dans les crèches.
Les crèches font face à une pénurie importante de personnel, ce qui entraîne des équipes souvent incomplètes. Selon le syndicat FSU Territoriale, le gouvernement a créé, par un arrêté ministériel du 12 décembre 2025, un nouveau titre professionnel d’intervenant éducatif en petite enfance (IEPE). Accessible après 1 400 heures de formation, dont presque la moitié en stage dès le 1er septembre 2026, cette nouvelle qualification permettrait à des personnels moins formés d’encadrer les enfants au même niveau que des professionnels diplômés d’État, comme les auxiliaires de puériculture ou les éducateurs de jeunes enfants.
Les enjeux de la pénibilité
Les professionnels dénoncent également la pénibilité accrue de leur métier. Elle serait « cumulative », s’accumulant jour après jour, année après année. Parmi les facteurs, figurent la surcharge de travail, les gestes répétitifs, le bruit constant ou encore les positionnements difficiles comme les accroupissements répétés. Selon le SNPPE, cette pénibilité s’additionne sans être reconnue par les dispositifs existants, alors que le secteur est majoritairement féminin.
Les conditions de travail sont jugées très dégradées, avec une fatigue importante et des difficultés à assurer au mieux leurs missions auprès des enfants. La rémunération, peu attractive face aux responsabilités et aux contraintes, contribue aussi à leur malaise.
Malgré l’annonce par le gouvernement d’un plan d’urgence doté de 90 millions d’euros sur deux ans pour soutenir les crèches et l’accueil individuel, les syndicats estiment que ces mesures restent insuffisantes face à la crise du secteur.














