Un premier rassemblement pour le mouvement « Bâtissons Ensemble »
Ce mardi à Paris, Elisabeth Borne a organisé le premier rassemblement de son nouveau mouvement politique, « Bâtissons Ensemble ». Créé en mai dernier, ce mouvement vise à fédérer des acteurs du centre et des anciens soutiens de la majorité présidentielle.
Elisabeth Borne, qui a quitté la direction du parti Renaissance en mai, souhaite désormais peser dans le débat politique. Elle a expliqué vouloir créer un espace ouvert, rassemblant au-delà des partis, afin de favoriser le dialogue et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes des Français. La députée du Calvados, ayant également été ministre de l’Éducation nationale, a insisté sur cette volonté de rassemblement.
Le rassemblement de mercredi a rassemblé plusieurs figures politiques, notamment d’anciens ministres et responsables du centre. Parmi eux, Agnès Buzyn (Santé), Eric Dupond-Moretti (Justice), Nicole Belloubet (Justice), ou encore Astrid Panosyan-Bouvet (Travail).
Une participation de figures politiques du centre et de la majorité
De nombreux responsables du centre et de la majorité étaient présents. François Bayrou, président du MoDem, Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, ainsi qu’Agnès Firmin-Le Bodo, ancienne ministre et membre d’Horizons, ont pris la parole. Hervé Marseille, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Thierry Beaudet, ancien président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), et Guillaume Lacroix, président du Parti Radical de gauche, ont également participé.
Ce dernier, membre de La Convention, un mouvement de Bernard Cazeneuve classé à gauche, a accepté l’invitation d’Elisabeth Borne. Contacté par CNEWS, il a expliqué qu’il croit en une gauche républicaine capable de faire face aux extrêmes en 2027, tout en étant ouverte au dialogue avec le centre.
Une position claire face aux extrêmes
Elisabeth Borne a toujours exprimé ses réserves concernant la multiplication des candidatures pour la présidentielle. Elle redoute notamment un scénario où le second tour opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
Le 10 juin, lors d’un échange avec l’Association des journalistes parlementaires, elle a déclaré qu’elle ne soutiendrait ni LFI ni le Rassemblement National. Elle a également souligné l’importance de la responsabilité de chaque candidat face à un éventuel second tour entre ces deux extrêmes.
Par ailleurs, dans un entretien en mai, elle avait déploré « des aventures individuelles » et le manque d’un rassemblement pour faire un bilan des actions récentes.














