Carine, une institutrice de 50 ans originaire des Bouches-du-Rhône, a vécu pendant neuf années avec les conséquences de complications liées à la pose d’une bandelette urinaire. Le 18 juin dernier, elle a mis fin à ses jours, laissant derrière elle son mari Laurent et leurs deux enfants, âgés de 19 et 20 ans.
Son histoire illustre les graves conséquences que peuvent entraîner certaines complications liées à ces dispositifs médicaux. Laurent raconte que l’on lui avait présenté cette intervention comme une solution miracle, considérée comme anodine. Son témoignage intervient seulement deux semaines après la mort d’Arnaud Denis, un comédien atteint d’une maladie incurable, qui s’était aussi suicidé, dans un contexte très différent.
54 femmes dénoncent des complications liées aux bandelettes urinaires
Le récit de Laurent, marqué par une grande douleur, vise surtout à alerter d’autres femmes confrontées à des problèmes similaires. Carine avait longtemps tenté de vivre avec ses douleurs et les difficultés liées à cette intervention. Au fil des années, son quotidien s’était fortement dégradé. Son mari décrit une femme aimante et appréciée, mais derrière cette personnalité solaire se cachait une souffrance croissante.
Son histoire rejoint celle de nombreuses autres femmes. En novembre 2023, 54 d’entre elles avaient témoigné dans Le Parisien pour partager leurs complications après la pose de bandelettes urinaires. Ces témoignages avaient déjà mis en lumière l’ampleur des souffrances physiques et psychologiques rencontrées par certaines patientes.
La lettre d’adieu de Carine
Laurent a décidé de rendre publique la lettre d’adieu laissée par son épouse. Il l’a transmise à Liane Courté, une journaliste indépendante qui a mené une enquête sur plusieurs scandales sanitaires touchant les femmes. Son livre, *Les Mal Traitées*, doit sortir ce mercredi chez Flammarion, et il revient notamment sur le parcours difficile de Carine.
Le mari de la quinquagénaire espère que son témoignage permettra d’éviter que d’autres femmes traversent la même épreuve. Il résume leur situation en disant que leur vie a été « bousillée ». Son objectif est aussi de remettre en question la prise en charge des complications et l’écoute des patientes souffrant de douleurs persistantes.














