Les démentis officiels sur la menace de dissolution
Au début du mois de septembre, des conseillers et un ministre ont évoqué auprès de BFMTV la possibilité d’une nouvelle menace de dissolution du Parlement si le gouvernement était censuré lors de l’examen du budget. Toutefois, l’entourage du Premier ministre et du président de la République ont rapidement démenti cette hypothèse.
« Le gouvernement Lecornu 3, le Premier ministre dit qu’il ne veut pas en entendre parler. La motion de censure vaudra motion de dissolution. Sébastien Lecornu le dit, et ils vont le redire », avait notamment indiqué un conseiller gouvernemental à BFMTV.
Un autre ministre, qui a préféré garder l’anonymat, a estimé que le gouvernement ne serait pas censuré « cet automne parce que le Parti socialiste aurait peur d’une dissolution ». Il a toutefois précisé que cette dernière « reste possible ».
Les affirmations des autorités
Ce jeudi 10 septembre, des conseillers proches du Premier ministre et du Président de la République ont fermement rejeté ces rumeurs. Un interlocuteur du Premier ministre a insisté : « Cette menace de dissolution n’existe pas. »
Selon un conseiller administratif, il n’a « rien entendu de tel » et souligne que tout le monde a intérêt à voir le budget adopté. Il ajoute que l’élu ou l’élue peut, s’il le souhaite, chercher une majorité.
De son côté, Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, a confirmé lors du Conseil des ministres que cette « menace de dissolution n’est pas dans les projections ». Elle a rappelé que cette décision appartient exclusivement au président de la République.
Elle a conclu en précisant que « ceux qui font des commentaires n’ont pas d’informations à jour ou vérifiées ».
Contexte et enjeux
La menace d’une dissolution du Parlement avait déjà refait surface l’année dernière lors de l’examen du budget. La rumeur cette année semble prendre de l’ampleur, notamment parce qu’elle pourrait empêcher le prochain président de dissoudre lui-même le Parlement avant la fin de son mandat, en 2027.














