Une croissance quasi nulle en 2026
La Banque de France a revu à la baisse ses prévisions pour l’économie française en 2026. Elle prévoit désormais une croissance du PIB de seulement 0,5 %, contre 0,9 % annoncés en mars. La banque centrale estime que la croissance sera quasiment nulle, notamment au deuxième trimestre, après une contraction inattendue au début de l’année.
Une situation économique préoccupante
Pour 2026, le gouvernement misait sur une croissance de 0,9 %, mais la Banque de France est bien plus pessimiste. Le Fonds monétaire international (FMI) avait également réduit ses prévisions, passant de 0,9 % à 0,7 % en mai. La banque centrale explique cette faiblesse par une hausse plus importante que prévu du prix du pétrole et par une activité économique moins résistante que prévu au premier trimestre.
Elle note que le PIB a reculé de 0,1 % au premier trimestre et qu’il devrait rester stable ou en léger recul au deuxième trimestre. La banque précise que ses prévisions n’ont pas pris en compte un éventuel accord entre les États-Unis et l’Iran, qui pourrait influencer la situation.
Des prévisions pour 2027 et 2028
Malgré cette année difficile, la Banque de France anticipe un rebond en 2027. La croissance pourrait atteindre 0,9 %, puis poursuivre à 1,2 % en 2028. Ce redressement serait soutenu par une reprise de la demande intérieure, notamment la consommation des ménages et l’investissement des entreprises.
Dans le scénario le plus défavorable, l’inflation pourrait atteindre 4 % en 2026, puis 3,9 % en 2027, avant de revenir à la normale en 2028. Le PIB pourrait stagner en 2026 et 2027, avant de rebondir en 2028.
Une inflation revue à la hausse
La Banque de France a également augmenté ses prévisions d’inflation pour 2026. L’indice IPCH, qui permet de comparer les différentes zones euro, pourrait atteindre 2,5 %, contre 1,7 % anticipé en mars. Cette hausse est principalement due à la hausse des prix de l’énergie et à ses effets indirects.
Une situation préoccupante pour les finances publiques
Selon la banque centrale, le déficit public pourrait s’aggraver en 2026. Après 5,1 % du PIB en 2025, il pourrait atteindre 5,2 % si aucune mesure d’économies n’est prise. Le ratio de la dette continuerait d’augmenter, atteignant 122 % du PIB en 2028. La situation reste donc fragile, avec peu de perspectives d’amélioration à court terme.














