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Un vote solennel prévu ce mardi à l’Assemblée nationale

Le projet de budget 2027 de la France, qui a été débattu pendant une semaine à l’Assemblée nationale, sera soumis à un vote solennel ce mardi. L’objectif principal de ce projet est de réduire le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB), contre 5,4 % en 2026.

Ce texte est très attendu et risque de provoquer des débats animés au palais Bourbon. La mise en œuvre de ce budget semble incertaine, car la majorité n’est pas assurée et les tensions politiques sont fortes à quelques mois de l’élection présidentielle.

Un objectif « indispensable » selon Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, ancienne ministre des Comptes publics et actuelle présidente de la Cour des Comptes, a averti dans un entretien à La Tribune que la France pourrait être rapidement submergée par sa dette si ses finances ne sont pas contrôlées.

Elle a souligné que la charge de la dette atteindra environ 90 milliards d’euros l’année prochaine. Une hausse de 1 point de pourcentage des taux d’intérêt représenterait un coût supplémentaire annuel de 40 milliards d’euros, soit le triple du budget annuel de la Justice.

Selon elle, pour préserver la marge de manœuvre financière et la souveraineté du pays, il est crucial de ramener le déficit public en dessous de 5 % d’ici 2027.

Appel de 37 associations pour la protection des plus modestes

Le collectif Alerte, regroupant 37 associations de lutte contre la pauvreté, a publié vendredi un communiqué pour dénoncer les mesures d’économies proposées dans le budget 2027. Selon eux, ces mesures fragiliseraient davantage les ménages les plus précaires.

Parmi les propositions contestées, on trouve le gel des allocations familiales, le recentrage de l’allocation de rentrée scolaire sur certains publics, ainsi que la réduction des moyens consacrés à l’insertion et à l’accompagnement social.

Le taux de pauvreté en France s’est stabilisé à 15,4 % en 2024, ce qui représente environ 9,8 millions de personnes vivant avec moins de 60 % du revenu médian, soit environ 1 337 euros par mois pour une personne seule.

Le collectif réclame que le gouvernement revalorise les aides personnelles au logement (APL), la prime d’activité, ainsi que les prestations familiales. Il souhaite également la suppression du délai de carence d’un an prévu pour l’accès de certains étrangers en situation régulière aux aides sociales.

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