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Bruno Retailleau : la ligne droite vers la présidentielle

Quelques jours après sa désignation comme candidat des Républicains pour l’élection présidentielle, Bruno Retailleau affiche une confiance ferme. Il se décrit comme légitimé et déterminé à aller jusqu’au bout. Pour lui, il n’y a plus d’obstacles majeurs à sa candidature, même si la pluralité des candidats à droite et au centre soulève des doutes.

Interrogé sur la primaire, il confie qu’il n’est pas opposé à cette procédure, mais qu’il ne souhaite pas y perdre de temps. Selon lui, la seule primaire qui pourrait avoir de l’intérêt serait celle qui l’opposerait à Edouard Philippe et Gabriel Attal.

Il pense avoir un avantage sur ces deux figures, estimant que tous ceux qui ont touché au macronisme seront affaiblis. Il souhaite en revanche éviter d’être associé au bloc central. Malgré ses presque treize mois passés au gouvernement, il affirme que cela ne le compromet pas, se décrivant comme « un ministre de cohabitation ». Il explique que cette expérience a été une réponse à la nécessité d’empêcher la gauche d’accéder au pouvoir après la dissolution des législatives.

En coulisses, certains de ses soutiens espèrent que Gabriel Attal affaiblira Edouard Philippe, permettant à Retailleau de devenir le candidat favori des électeurs de droite.

Stratégie pour la campagne

Pour sa campagne, Bruno Retailleau mise sur le terrain, notamment sur les élus locaux. Il prévoit de faire monter en puissance la nouvelle génération de maires. Un grand meeting est prévu le 20 juin au Parc Floral de Paris. Par ailleurs, dans chaque département, il souhaite constituer des « équipes pour la France » afin de renforcer sa présence.

Une guerre de positions à droite et au centre

La compétition pour l’élection présidentielle s’annonce rude. Selon un de ses soutiens, « on est parti pour un moment » de confrontation. Il rappelle que lors de la primaire de la droite, le basculement vers François Fillon s’est produit dans la dernière semaine. Il met en garde contre le risque que la situation ne se dénoue trop tard, laissant peu de place aux retraités de candidatures. Un expert en politique souligne que, une fois le « paquebot lancé », il est souvent difficile de l’arrêter.

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