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Un bilan un an après l’entrée en vigueur de la loi contre le narcotrafic

La loi contre le narcotrafic, portée par l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, est entrée en application le 13 juin 2025. Elle vise à renforcer la lutte contre le trafic de drogue en France. Plusieurs mesures ont été prévues, notamment le renforcement des pouvoirs des préfets et la facilitation des expulsions des trafiquants de leur logement social.

Face à la hausse de la violence liée au trafic de stupéfiants, le gouvernement a adopté cette loi en juin 2025. Moins d’un an plus tard, ses premiers résultats commencent à se faire sentir sur le terrain.

Renforcement des pouvoirs des préfets

La loi donne désormais aux préfets de nouveaux outils pour lutter contre le trafic. Ils peuvent notamment faire fermer des lieux liés au narcotrafic. Depuis la mise en place du texte, 47 commerces ont été fermés, et 52 autres sont en cours d’instruction ou de procédure contradictoire, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur en octobre dernier.

Expulsions et mesures administratives

La loi facilite aussi les expulsions liées au trafic de drogue. Les préfets peuvent demander aux bailleurs sociaux ou privés de résilier le bail des occupants impliqués dans des activités de narcotrafic. Environ 338 injonctions de saisine du juge de l’expulsion ont été envoyées à des bailleurs en moins d’un an, ce qui a permis d’expulser 29 personnes de leur logement.

Une nouvelle mesure consiste en une interdiction administrative de se rendre sur les points de deal. Elle vise à empêcher les trafiquants et leurs complices de revenir sur ces lieux. En octobre, 33 interdictions de ce type avaient été prononcées. Par ailleurs, une trentaine de condamnations pénales ont été enregistrées pour non-respect de ces interdictions.

Selon le préfet du Val-d’Oise Philippe Court, cette loi est un outil attendu par les professionnels de la lutte contre la délinquance et le narcotrafic. Il souligne également que cette mesure montre que l’espace public appartient désormais aux habitants, et non aux délinquants.

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