Raphaël Glucksmann, candidat Place publique/PS à l’élection présidentielle, a déclaré sur BFMTV-RMC qu’il manifesterait jeudi à l’appel des syndicats et soutenait le mouvement.
« Je soutiens (le mouvement, NDLR) et je serai dans la rue aux côtés des syndicats », a-t-il ajouté.
Après des semaines de mobilisation de la jeunesse et de manifestations contre la vie chère, les syndicats appellent les salariés à les rejoindre et à faire grève jeudi pour réclamer des réponses sur le pouvoir d’achat.
Pour la première fois depuis la rentrée, la mobilisation concerne aussi bien le secteur privé que le public, avec des revendications sur l’augmentation des salaires, la sauvegarde des services publics, la défense de l’emploi et une meilleure répartition des richesses, pour les salariés, les jeunes et les retraités.
« Je serai dans la rue aux côtés des syndicats car il y a une question en France qui est la question des bas salaires. On est dans une situation où vous travaillez et vous ne touchez pas assez pour pouvoir vivre dignement », a déclaré le candidat social-démocrate à la présidentielle.
Le candidat propose notamment une baisse de la CSG sur les salaires, qui représenterait selon lui « 100 euros par mois pour un salarié au salaire médian » (2 238 euros net selon l’Insee) et « 83 euros pour un salarié au Smic ». Ces mesures seraient financées par une taxation accrue des plus gros héritages.
Une atmosphère « détestable »
La semaine dernière, Raphaël Glucksmann avait déclaré être empêché de participer aux mobilisations actuelles à cause d’une « campagne de harcèlement de La France insoumise ». Ce lundi encore, il déclare « un climat de violence », une « brutalisation du débat public » et des « campagnes de harcèlement ».
Avant de cibler plus précisément les « militants insoumis » qui, « quand on organise des événements, viennent à l’entrée pour nous invectiver ». « Via leur propagande haineuse, ils installent une atmosphère qui est détestable », a-t-il affirmé sur BFMTV-RMC.
« Ils ne nous impressionnent pas », a-t-il toutefois assuré, promettant de faire campagne partout dans le pays.
« Je ne vais pas changer mon discours, je ne vais pas changer mes positions, parce qu’il y a des gens violents en ligne ou physiquement », a-t-il ajouté. « Quitte à prendre de la farine sur la tête, je pense que ça discrédite plus celui qui lance la farine que celui qui la reçoit ».
LFI réfute toute implication
Invectivé lors d’un rassemblement féministe et enfariné juste après sa victoire, Raphaël Glucksmann a de nouveau été chahuté le 19 octobre, alors qu’il était présent à un rassemblement devant l’hôtel de ville de Paris pour dénoncer les violences du 17 octobre. « On est dans un climat de détestation les uns des autres et je pense que ce climat est extrêmement dangereux », a encore estimé le candidat à la présidentielle sur BFMTV-RMC.
Crédité de 12 à 15% dans les intentions de vote, Raphaël Glucksmann s’est positionné sur une ligne de gauche modérée, écologiste et pro-européenne, en rupture avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, dont il dénonce régulièrement la brutalité.
La Ligue des forces insurgées (LFI) réfute toute implication dans ces violences. « Il ne devrait pas dire ça, parce que ce n’est pas vrai tout simplement », avait affirmé Manuel Bompard, coordinateur de LFI, jugeant au contraire que l’eurodéputé se positionne en permanence dans la confrontation avec les Insoumis.
« Nous ne parlons jamais de Raphaël Glucksmann », avait aussi assuré Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, l’invitant à moins parler des Insoumis et à se concentrer sur son programme.














