Le candidat à l’élection présidentielle David Lisnard s’est défendu dimanche de vouloir gouverner avec le RN ou avec des «macronistes», alors qu’il est accusé par plusieurs personnalités d’entretenir une proximité avec l’extrême droite et le bloc central.
«Ma démarche est INDÉPENDANTE comme ma droite est indépendante». C’est avec ces mots que le maire de Cannes, David Lisnard, a clarifié sa position dans un long post X publié dimanche promettant qu’il ne gouvernerait «ni avec les macronistes ni avec le RN».
Une clarification qui survient après des accusations de proximité avec ces deux forces politiques, et de flou sur son positionnement à six mois de l’élection présidentielle de 2027. «Cela a toujours été clair et net», a martelé le patron de Nouvelle Energie.
Plus le bocal politico-médiatique s’agite dans ses vaguelettes, moins il voit la vague de fond du pays réel. Quelques remarques en ce dimanche soir sur le débat politique et la primaire. Nous entendons en effet trop de petites phrases mensongères et même fielleuses, notamment de ceux (à la fois méprisants et un peu aigris) qui depuis trop d’années font la leçon sur les plateaux télé tout en s’obstinant à faire perdre la droite, et malheureusement la France avec. Pour résumer. Convaincu depuis longtemps que nous en serions là aujourd’hui, j’ai toujours estimé qu’il ne fallait pas d’une part se fourvoyer avec le pouvoir en place depuis dix ans, d’autre part laisser le monopole de l’alternative aux « extrêmes ». C’est la base de ma démarche. 1. Notre pays a besoin structurellement d’en finir avec le régime des technocrates. 2. Il est possible et nécessaire de rassembler en faisant voler en éclat le jeu politicien actuel qui conduit au fameux second tour Melenchon / Le Pen. C’est pourquoi entre autres je propose depuis presque deux ans une primaire. Mais attention, il sera bientôt trop tard. Pour ma part, je n’ai dit qu’une chose depuis des mois et des mois : la compétition de la primaire évite : la division qui fait perdre l’élection présidentielle, et les compromissions de notables qui font perdre le pays. Elle doit être ouverte aux candidats représentatifs qui se réclament de la droite et du centre, puisqu’il vaut mieux les affronter en 1/4 de finale qu’en demi finale (le premier tour de la présidentielle). Je ne demande pas aux perdants de suivre obligatoirement le gagnant, mais de ne pas nuire à sa campagne. C’est ce que je m’engage à faire si un autre l’emporte. Existe-t-il un seul argument contre la grande primaire ouverte de la droite et du centre ? Il y a ceux qui disent maintenant bien vouloir faire la primaire de la droite, mais avec la gauche ; et sans la droite qui n’a pas gouverné avec Emmanuel Macron… Ce sont les habituels demi-habiles qui cherchent par tous les moyens à garder leurs postes et pour cela essaient de disqualifier (en les excommuniant pour extrême droitisme fantasmé) ceux qui bouleversent leur petit système. Il y a ceux aussi qui cherchent un prétexte pour ne pas faire ladite primaire, notamment en évoquant des épouvantails qui ne sont pas candidats, de peur de la démocratie. Qu’Edouard Philippe, qui est le dernier à la refuser, indique son périmètre, je suis prêt à l’affronter électoralement comme les autres candidats potentiels. Je me présente à cette élection présidentielle fort d’une dynamique populaire et variée, formée de compatriotes de tous horizons, lucides sur l’Etat du pays mais pas résignés, combattifs et constructifs. Nous portons un projet cohérent, radical et raisonnable, enraciné dans le réel, pour un élan civique de tous les Français qui veulent s’en sortir et qui veulent que le pays s’en sorte. Ma démarche est INDÉPENDANTE comme ma droite est indépendante. Et c’est d’ailleurs la meilleure façon, une fois au pouvoir, de faire gagner la France. Aucun « en même temps » pour moi. Je ne gouvernerai ni avec les « macronistes » ni avec le RN. Cela a toujours été clair et net. Je ne veux pas faire carrière, je veux faire le job. D’où qu’il vienne, j’invite chacun à nous rejoindre dans cette belle épopée, libre et motivée par la volonté saine d’être utiles. Nous irons jusqu’au bout. Pour donner une nouvelle énergie à notre pays, une nouvelle espérance à la France. #CestLeMoment
— David Lisnard (@davidlisnard) November 1, 2026
Des attaques à droite et au centre
Dans une interview pour la Tribune Dimanche, Marc Fesneau, chef des députés MoDem, a accusé Lisnard de préparer «la grande alliance avec l’extrême droite, comme Sarah Knafo», l’eurodéputée de Reconquête!, et d’entretenir une proximité avec la droite nationaliste.
Cette accusation nourrit le refus de Marc Fesneau d’inclure David Lisnard à l’éventuelle primaire de la droite et du centre, alors que la question de son périmètre agite les débats depuis plusieurs semaines. Le maire LR de Meaux, Jean-François Copé, a quant à lui déclaré dimanche que «David Lisnard n’est pas très clair» sur son positionnement vis-à-vis du RN.
Dans sa publication, le maire de Cannes a répondu en creux à Marc Fesneau, critiquant «ceux aussi qui cherchent un prétexte pour ne pas faire la primaire».
David Lisnard, qui a longtemps plaidé pour une primaire allant du centre-droit à Sarah Knafo, a invité dimanche Édouard Philippe, «qui est le dernier à refuser la primaire», à indiquer «son périmètre». Invité du JT de TF1 dimanche soir, le maire du Havre a décliné cette proposition, estimant que la primaire «ne se fera pas».














