«Le baccalauréat est devenu un mensonge d’État, et tout le monde le sait» : la sévère charge de François-Xavier Bellamy contre le système éducatif
Alors que l’exécutif a annoncé le remplacement progressif de Parcoursup en 2028, François-Xavier Bellamy a dénoncé sur X que le débat éducatif en France s’est focalisé sur cette plate-forme sans voir le réel problème : le nivellement par le bas du baccalauréat.
Parcoursup est censé être l’arbre qui cache la forêt. La plate-forme cristallise depuis le début le mouvement lycéen et sera remplacée en 2028, selon le ministère. Voilà l’une des principales réponses du gouvernement pour tenter d’apaiser la colère des lycéens.
Pourtant, un observateur juge Parcoursup loin d’être le vrai cœur du problème. Dans un message publié lundi sur X, le vice-président LR François-Xavier Bellamy a dénoncé le fait «que le débat éducatif en France se soit focalisé» sur la plate-forme.
Que le débat éducatif en France se soit focalisé sur Parcoursup est tristement révélateur de l’absurdité de notre vie politique. Parcoursup est bien sûr très imparfait ; mais le supprimer ne résoudra rien. Le vrai naufrage éducatif est dans le fait que plus d’un étudiant sur deux, en quatre ans, échoue sans décrocher sa licence. Pour une raison très simple : le baccalauréat est devenu un mensonge d’État, et tout le monde le sait. Ceux qui tiennent vraiment à l’avenir de nos lycéens leur diront la vérité : nous ne leur rendrons un avenir qu’en renouant avec la transmission, le primat de l’instruction, la discipline de la pensée, l’autorité du professeur, l’exigence des examens, le goût de l’effort, la passion de la culture. Si nous ne voulons plus faire des déshérités, il faut retrouver le sens de l’héritage. Nous avons aujourd’hui le système éducatif le plus inégalitaire de l’OCDE. Mais Parcoursup est le symptôme, clairement pas le problème. Pour sortir de cette faillite, il va falloir échapper enfin à Bourdieu. Cela supposera de dire aux « syndicalistes lycéens » à peu près le contraire de ce qu’ils ont envie d’entendre. Si personne n’a ce courage élémentaire, le pays n’a pas d’avenir.
— Fx Bellamy (@fxbellamy) October 26, 2026
Pour le député européen, la mauvaise santé du système scolaire résulte surtout de la réussite en trompe-l’œil du baccalauréat. «Le baccalauréat est devenu un mensonge d’État, et tout le monde le sait», a-t-il estimé.
Et d’ajouter : «Ceux qui tiennent vraiment à l’avenir de nos lycéens leur diront la vérité : nous ne leur rendrons un avenir qu’en renouant avec la transmission, le primat de l’instruction, la discipline de la pensée, l’autorité du professeur, l’exigence des examens, le goût de l’effort, la passion de la culture. Si nous ne voulons plus faire des déshérités, il faut retrouver le sens de l’héritage».
«Si personne n’a ce courage élémentaire, le pays n’a pas d’avenir»
Après les épreuves de rattrapage, le taux de réussite au baccalauréat général s’est élevé cette année à 96,4 %, près de 59 % des élèves de la session de juin obtenant une mention. Ces résultats marquent une hausse par rapport aux années pré-Covid (2017, 2018, 2019).
«Nous avons aujourd’hui le système éducatif le plus inégalitaire de l’OCDE. Mais Parcoursup est le symptôme, clairement pas le problème. Pour sortir de cette faillite, il va falloir échapper enfin à Bourdieu. Cela supposera de dire aux « syndicalistes lycéens » à peu près le contraire de ce qu’ils ont envie d’entendre. Si personne n’a ce courage élémentaire, le pays n’a pas d’avenir», a-t-il conclu.
Tags: Politique, France, Lycée, François-Xavier Bellamy














