Marine Le Pen dénonce l’absence de rapporteur RN dans la commission d’enquête
Ce mercredi 21 octobre, Marine Le Pen a qualifié de « mascarade » la commission d’enquête chargée d’étudier les violences liées aux manifestations du 17 octobre. Elle déplore notamment qu’aucun représentant du Rassemblement National (RN) n’ait été désigné comme rapporteur.
La commission des Lois a officiellement confirmé en début d’après-midi qu’elle disposait désormais des pouvoirs d’une commission d’enquête, après avoir procédé mardi à la nomination de trois rapporteurs issus de différents groupes politiques (Horizons, PS, Écologiste). Cependant, aucun député du RN n’a été retenu.
Les trois rapporteurs, nommés lors d’un scrutin à trois tours et à bulletin secret, seront responsables de la conduite des travaux, des auditions et de la rédaction du rapport final. Vincent Caure, président de la commission, a précisé que ces rapporteurs auront aussi des pouvoirs de contrôle sur pièces et sur place, avec la possibilité de demander la consultation de documents, sous réserve de certaines exceptions liées au secret défense.
Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et Social) ont été désignés pour ces fonctions. Vincent Caure avait évoqué une volonté de respecter le pluralisme politique en proposant un trio comprenant un membre de chaque grande tendance de l’Assemblée.
Les votes et le refus du RN
Lors du vote, Pouria Amirshahi a recueilli plus de voix que le candidat du RN, Michael Taverne (28 voix contre 23). Bien que le scrutin soit secret, il apparaît que la majorité des députés du camp gouvernemental s’est abstenue lors de cette dernière étape. Marine Le Pen a dénoncé cette situation, affirmant que la gauche a manoeuvré pour empêcher le RN d’obtenir un rapporteur.
Elle a également qualifié la commission de « discréditée avant même d’avoir commencé ses travaux » et a annoncé que son groupe ne participerait pas à cette mascarade.
Les positions des autres groupes politiques
Les Insoumis, qui n’ont pas non plus de député dans cette commission, ont exprimé leur regret de ne pas pouvoir désigner un représentant. Cependant, ils ont affirmé leur volonté de faire entendre leur voix et de participer aux auditions, notamment en proposant d’ouvrir ces débats au public et aux citoyens pour suggérer des personnes à entendre.
Pour sa part, Pouria Amirshahi a espéré pouvoir débuter les auditions « très vite », alors que la première série de témoignages doit être organisée dans les prochains jours.














