Des élus de gauche participent à une contre-mobilisation contre le congrès du Rassemblement national
Ce samedi 24 octobre, Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, et Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, se sont retrouvés dans les rues d’Orléans. Leur objectif : participer à une contre-mobilisation organisée en marge du congrès du Rassemblement national (RN), qui se déroule dans la ville ce week-end.
Ce rassemblement est soutenu par une cinquantaine d’organisations et vise à lutter contre « le racisme, le fascisme et l’impérialisme ». Il a pour but de « faire face au discours de Marine Le Pen », selon Olivier Faure. L’extrême droite pourrait, selon lui, devenir « le refuge de nombreux électeurs » lors de la prochaine élection présidentielle.
Olivier Faure a indiqué sur France Info, le jeudi 22 octobre, que cette mobilisation n’avait pas pour but de perturber le congrès du RN, mais de dénoncer la banalisation de l’extrême droite. Il souligne que « ce qui m’inquiète, c’est la banalisation de l’extrême droite, et le fait que personne ne veuille voir qu’elle pourrait, l’année prochaine, exercer le pouvoir et instaurer une xénophobie d’État ».
De son côté, Bally Bagayoko, interrogé par France Inter, parle d’un « moment démocratique d’expression politique » pour faire passer un message clair : « nous ne sommes pas d’accord avec le discours de l’extrême droite et le projet de l’extrême droite. »
Des préoccupations sur la sécurité et la violence
Le maire de Saint-Denis, Serge Grouard (DVD), a exprimé ses inquiétudes. Il a déclaré à l’AFP qu’il était « inquiet » face à la perspective de violences similaires à celles observées dans d’autres villes lors de précédentes mobilisations. Il évoque notamment la crainte de voir « des casseurs et des pilleurs » en référence aux violences du 17 octobre.
Les deux élus de gauche, cependant, se défendent de vouloir enflammer la situation. Olivier Faure insiste sur le fait que leur démarche n’a pas pour but de perturber le congrès, mais d’alerter sur la montée de l’extrême droite.
Une mobilisation importante et une réponse policière conséquente
Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont attendus à Orléans samedi, avec une participation moindre le dimanche. Le ministre a également annoncé la mise en place d’un dispositif de sécurité « extrêmement conséquent » pour assurer le maintien de l’ordre.
Marine Le Pen, quant à elle, a déclaré ne pas avoir d’ « inquiétude » concernant la sécurité autour du congrès. Elle a aussi critiqué la contre-mobilisation, la qualifiant de « fou » que personne ne s’indigne de cette opposition.














