Une image fausse qui a circulé sur les réseaux sociaux et dans les médias
Pendant les violences urbaines, une image choc a circulé sur les réseaux sociaux. On y voit deux personnes âgées en sous-vêtements, présentées comme un couple de 80 ans qui aurait été dépouillé par des émeutiers. Plusieurs médias ont repris cette photo, ce 19 octobre 2026.
Dans l’émission Quotidien, Salhia Brakhlia a décidé d’examiner cette image de plus près. Elle a rapidement découvert que cette scène n’était pas ce qu’elle semblait être.
Les incohérences relevées par Salhia Brakhlia
La journaliste a pointé plusieurs anomalies visibles sur la photo. Elle explique notamment que la femme présente sur l’image n’a que quatre doigts, il lui manque donc l’index. Autre détail troublant : le monsieur a soit deux têtes, soit il manque une partie de son corps. Sur l’image, deux visages semblent se superposer, tandis qu’un autre personnage affiche un buste dont une partie reste difficile à identifier.
Selon Salhia Brakhlia, ces incohérences prouvent que l’image n’est pas réelle. Elle affirme qu’il s’agit d’une création réalisée avec de l’intelligence artificielle (IA). La scène n’a donc pas été photographiée dans la rue, mais générée artificiellement. Ce cas illustre aussi les imperfections encore présentes dans certaines images produites par l’IA, notamment au niveau des mains, des corps ou des visages.
Une fausse image relayée jusque dans les médias
Ce problème ne se limite pas aux réseaux sociaux. Salhia Brakhlia souligne que cette image a aussi été évoquée à la télévision. Elle précise : « Cette image est fausse et pourtant, des médias l’ont évoquée hier soir sur CNews. »
L’émission Quotidien a alors consacré une séquence pour démystifier cette fausse information, en analysant point par point les incohérences de l’image.
Ce phénomène met en garde les téléspectateurs : avec les images générées par l’IA, il devient essentiel de vérifier les détails avant de croire à une information virale. La vigilance est d’autant plus importante lorsque ces contenus alimentent des récits politiques ou sociaux, capables de se diffuser rapidement.














