Le président Emmanuel Macron a évoqué ce mercredi 14 octobre lors du Conseil des ministres les « angoisses légitimes » de la jeunesse, qu’il regrette de voir « exploitées politiquement » et transformées en violences urbaines. Selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, ces préoccupations ont émergé dans le contexte de la mobilisation lycéenne qui dure depuis plusieurs jours.
Le chef de l’État a reconnu que les jeunes ressentent des inquiétudes importantes, notamment en lien avec leur avenir et leur environnement scolaire. Cependant, il déplore que ces sentiments soient détournés à des fins politiques et alimentent des actes de violence en ville. Ce mardi, lors de l' »acte V » du mouvement, des violences ont de nouveau éclaté, entachant la mobilisation des lycéens et des étudiants.
Pour répondre à ces tensions, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de proposer des solutions concrètes. La priorité est donnée à l’amélioration des conditions dans les établissements scolaires et à la protection des enseignants. Maud Bregeon a précisé que le président souhaite que ces mesures soient présentées dans les semaines à venir.
Une nouvelle journée de manifestations prévue ce samedi
Concernant la situation dans les écoles, le ministère de l’Éducation nationale indique que deux tiers des 3 000 professeurs remplaçants promis dans les lycées les plus en besoin ont été affectés à ce jour. Par ailleurs, 90 des 900 contractuels annoncés ont été recrutés. Édouard Geffray continue de rencontrer les représentants syndicaux pour faire avancer la situation.
Les lycéens et étudiants ont maintenu leurs blocages d’établissements ce mercredi 14 octobre. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue samedi 17 octobre, en début de vacances scolaires. Cette manifestation, centrée sur la thématique du pouvoir d’achat, devrait rassembler différentes catégories de citoyens, notamment des agriculteurs, des membres des Gilets jaunes, des personnels de la fonction publique et d’autres Français en difficulté.














