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Une conférence de presse axée sur un contre-budget, mais perturbée par des accusations

Ce mardi 6 octobre, le Rassemblement national organisait une conférence de presse à Paris. L’objectif principal était de présenter le contre-budget du parti. Cependant, les échanges avec les journalistes ont rapidement dévié vers des accusations portées contre Jordan Bardella. Le média Mediapart a publié plusieurs jours auparavant des révélations sur d’anciennes conversations privées attribuées au président du RN, datant de son adolescence et de ses débuts au Front national. Ces échanges seraient truffés de propos antisémites et complotistes.

Bardella nie les accusations et menace la justice

Interrogé sur cette enquête, Jordan Bardella a nié en bloc les propos évoqués. Il affirme contester les éléments présentés par Mediapart et indique que l’affaire pourrait être portée devant la justice. Avec Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy présents à ses côtés, il a surtout critiqué la méthode des journalistes, qui cherchent selon lui à obtenir de nouveaux témoignages en contactant d’anciens camarades de collège et de lycée.

Il dénonce les méthodes des médias

Jordan Bardella a dénoncé la façon dont Mediapart aurait procédé pour recueillir des informations. Il reproche notamment au média de contacter d’anciens amis d’école pour obtenir des conversations privées datant de ses 12 à 16 ans. Le président du RN a déclaré : « ces dernières heures, vous êtes en train de contacter un à un les amis avec qui j’étais au collège et au lycée, pour certains d’entre eux, entre mes 12 et 16 ans, pour leur demander de vous restituer les conversations privées et les copies d’écran ».

Il a ajouté : « je ne vais pas accuser ces méthodes de perversité, même si je pense que les Français seront juges. Cependant, il semble que cette opération ne fasse pas beaucoup d’effet dans le pays. » Bardella a aussi affirmé qu’il ne reviendrait pas sur ses démentis. Son avocat a engagé une procédure en diffamation contre Mediapart, qui affirme de son côté s’appuyer sur des conversations extraites de Messenger, authentifiées par un commissaire de justice.

Le président du RN s’en prend à Mediapart

Lors de son intervention, Jordan Bardella a également critiqué le média d’investigation concernant ses positions sur l’antisémitisme et le terrorisme. Il a déclaré ne pas recevoir de leçons de la part de Mediapart, qu’il accuse d’avoir une histoire controversée. Il évoque notamment le fondateur du média, qui aurait, selon lui, fait l’apologie d’actes terroristes sous pseudonyme. Il rappelle aussi que deux de ses journalistes ont été condamnés en 2024 pour avoir financé des djihadistes de l’État islamique.

Quelques minutes avant ces déclarations, Bardella avait affirmé sa détermination à ne pas céder face à ces accusations. Face à la multiplication des questions sur son passé, il maintient sa ligne de défense et continue de contester publiquement les éléments présentés par Mediapart.

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