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Le mouvement de blocage des lycées s’étend et pourrait s’élargir à d’autres secteurs

Depuis plusieurs semaines, le mouvement de blocage des lycées connaît une montée en puissance. La semaine dernière, cette mobilisation a été marquée par une série d’incidents et d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Le 2 octobre, les organisations lycéennes ont appelé à poursuivre les actions de blocage, dénonçant l’absence de « mesures concrètes » proposées par le ministère de l’Éducation nationale. Une nouvelle journée de mobilisation nationale est donc prévue pour ce mardi 6 octobre.

Une coordination qui semble prendre de l’ampleur

Jusqu’à présent, le mouvement semblait plutôt désorganisé, mais cette fois, il pourrait franchir un cap. En effet, une intersyndicale de l’Éducation nationale, regroupant la FSU, la CGT, FO, la CFDT, l’UNSA et SUD, a appelé à soutenir cet « acte III ».

Les syndicats mobilisent leurs forces

Selon Sophie Binet, responsable de l’intersyndicale, « les militantes et militants de la CGT seront là pour protéger les lycéens ». Du côté du gouvernement, on craint un embrasement national, certains évoquant même des « violences urbaines ».

Par ailleurs, la Confédération paysanne, syndicat agricole de gauche, a appelé les agriculteurs à rejoindre la mobilisation avec leurs tracteurs. Elle estime que les revendications des jeunes sont « justes et légitimes ».

Dans ce contexte, une autre intersyndicale, regroupant la CFDT, la CGT et FO, a appelé à une journée de grève et de manifestations le 5 novembre. Le mouvement, initialement concentré chez les lycéens, pourrait donc s’étendre dans les semaines à venir.

Les syndicats soulignent l’urgence de répondre aux crises sociales et environnementales, tout en partageant les revendications pour de meilleures conditions d’étude et plus d’égalité.

Des violences et de nombreuses interpellations

Depuis le début du mouvement mi-septembre en région parisienne, la situation s’est tendue. La semaine dernière, plusieurs incidents ont été rapportés, avec des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.

Selon le gouvernement, plus de 5 000 personnes ont été interpellées, dont environ 85 % de mineurs. Plus de 24 établissements ont été incendiés ou saccagés, et 78 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés, souvent par des personnes extérieures aux lycées, précise le ministre Edouard Geffray.

Le gouvernement prévoit l’examen, au Sénat, d’un projet de loi intitulé « casseurs-payeurs » le 27 octobre. Ce texte prévoit de faire supporter les coûts des dégradations à toute personne appartenant à un groupe impliqué, même si elle n’est pas directement responsable.

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