Les maires de plusieurs grandes villes interpellent le Premier ministre pour soutenir les salles de shoot
Ce jeudi 1er octobre, une dizaine de maires de grandes villes françaises ont écrit une lettre ouverte à Sébastien Lecornu, le ministre chargé des collectivités. Ils y demandent la pérennisation et le développement des salles de consommation à moindre risque, communément appelées « salles de shoot ».
Un dispositif essentiel pour la gestion de la consommation de drogue
Les élus de Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Lille, Rennes, Villeurbanne, Grenoble, Tours et Nancy rappellent que ces structures existent depuis une dizaine d’années dans leurs villes. Elles offrent un lieu sécurisé, encadré par des professionnels, pour la consommation de drogues, principalement en milieu urbain. Ces centres favorisent également l’accès aux soins et l’accompagnement social des usagers.
Les maires soulignent que ces salles de shoot ont été lancées il y a plus de 40 ans en réponse à l’épidémie de sida. Aujourd’hui, on en compte une centaine en Europe, mais seulement deux en France, à Paris et Strasbourg. La expérimentation de Strasbourg devait prendre fin en décembre, mais a été prolongée. Les élus insistent pour que ce dispositif soit inscrit dans le droit commun, au-delà de cette prolongation, jusqu’au 31 décembre 2027.
Une nécessité pour répondre aux enjeux urbains et sociaux
Les maires insistent sur l’impact positif de ces salles. Elles permettent de gérer la consommation dans l’espace public, de réduire les regroupements problématiques, de limiter les déchets de seringues abandonnées, et d’atténuer les tensions de voisinage. Elles jouent aussi un rôle crucial pour les personnes en grande précarité, souvent très éloignées du système de santé.
Une demande d’engagement fort de l’État
Les élus réclament un engagement complet de l’État pour une politique coordonnée contre le crack et autres drogues. Ils souhaitent une lutte qui combine prévention, soins, lutte contre les trafics et accompagnement social. Ils assurent être prêts à prendre leur part, mais demandent que l’État assume pleinement ses responsabilités.
En outre, ils sollicitent une audience commune avec Sébastien Lecornu pour présenter leur position et évoquer les projets en cours. Ces démarches s’inscrivent dans un contexte où le soutien à ces structures est de plus en plus partagé, notamment parmi certains parlementaires et le gouvernement.














