Gérard Larcher réélu dès le premier tour à la présidence du Sénat jusqu’en 2029
À l’âge de 77 ans, Gérard Larcher, président du Sénat depuis déjà 15 ans, a été réélu pour un nouveau mandat. Lors du vote qui s’est tenu ce jeudi 1er octobre, il a obtenu la confiance de ses collègues dès le premier tour, ce qui lui permet de rester à la tête de la chambre haute jusqu’en 2029.
Le sénateur des Yvelines a recueilli 203 voix sur 206 exprimées, dépassant largement le nombre de voix nécessaires. Son élection a été saluée par une longue ovation dans l’hémicycle. Il est à la tête d’une alliance entre la droite et les centristes.
Ce scrutin ne comptait pas d’opposants sérieux, à l’exception de trois candidats issus de la gauche minoritaire à la chambre haute. La majorité des sénateurs, composée notamment des Républicains et de l’Union centriste, ont soutenu sa candidature. Environ quarante sénateurs ont voté blanc lors du scrutin.
Une élection sans surprise
Le résultat de cette élection était attendu, puisque Gérard Larcher n’a rencontré aucune opposition lors du vote. Ni le groupe macroniste ni les groupes centristes n’ont présenté de candidat pour lui faire face. De leur côté, le groupe Rassemblement national (RN) et ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) ont choisi de s’abstenir.
La présidente du groupe RN, Edwige Diaz, a expliqué que leur groupe ne pouvait pas espérer obtenir la présidence. Elle a aussi annoncé le nouveau nom de leur groupe, désormais appelé Union nationale pour les territoires.
Une majorité affirmée et un contexte particulier
Pour les 15 élus du RN-UDR, l’ouverture de la session parlementaire a été un jour de célébration, après des élections sénatoriales favorables. Cependant, des accusations d’antisémitisme visant Jordan Bardella, suite à la publication d’écrits attribués au leader du RN, ont terni l’ambiance au sein du parti lepéniste. Avant dimanche, ils ne comptaient que trois sénateurs.
Gérard Larcher a quant à lui été la figure centrale de cette journée. Il a renouvelé son engagement pour défendre cette institution, qu’il considère comme un « point d’équilibre d’une démocratie à la peine ».
Il a également souligné son espoir que le Sénat puisse jouer un rôle moteur dans le renouveau républicain. Il a critiqué la multiplication des normes qui, selon lui, entravent le fonctionnement du système démocratique.














