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Les résultats des élections sénatoriales

Ce dimanche 27 septembre, 178 sièges étaient en jeu lors des élections sénatoriales. Ce scrutin a marqué une étape importante avec l’entrée historique de certains partis dans cette chambre du Parlement.

La moitié des sièges du Sénat était renouvelée, et la stabilité a été au rendez-vous. La droite et ses alliés du centre-droit ont conservé leur majorité. Les Républicains, qui détenaient 131 sièges avant l’élection, ont perdu quelques élus, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cependant, leur groupe reste largement majoritaire avec environ 125 sénateurs.

Le groupe Union Centriste, dirigé par Hervé Marseille, conserverait quant à lui une majorité d’environ 57 sièges, contre 59 auparavant.

Une avancée historique pour le Rassemblement national

Pour la première fois de son histoire, le Rassemblement national (RN) peut constituer un groupe au Sénat. Le parti, dirigé par Jordan Bardella, a renforcé sa présence grâce à son alliance avec l’Union des Républicains (UDR), dirigé par Éric Ciotti, et à ses succès dans le sud-est de la France. Il compterait désormais 14 sénateurs.

Ce résultat a été facilité par l’élection de neuf candidats issus de cette coalition dans la région méditerranéenne, dont Manon Bouquin, vice-présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, et Edwige Diaz, élue en Gironde. Le maire de Nice, Éric Ciotti, a salué cette union des droites comme un pari gagnant en vue de la présidentielle de 2027.

Certains élus issus de l’ancien parti Les Républicains, comme Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, ont rejoint le RN lors de ce renouvellement. L’alliance a également permis au RN d’espérer obtenir des postes clés au sein du bureau du Sénat, la plus haute instance de la chambre.

Les premiers pas de La France insoumise au Sénat

La France insoumise (LFI) a réalisé une percée limitée lors de ce scrutin, en obtenant deux sièges. Gabriel Amard, député du Rhône, est devenu le premier Insoumis à siéger au Sénat. Agé de 59 ans, il est élu à l’Assemblée nationale depuis 2022, mais reste discret et peu connu du grand public.

Une autre victoire notable concerne Marc Péré, qui a été élu à la tête d’une liste d’union de la gauche en Haute-Garonne, soutenue notamment par LFI. Sur la plateforme X (ex-Twitter), Jean-Luc Mélenchon a considéré ces résultats comme un bon signe pour 2027. Cependant, la majorité de ses élus pourrait se faire davantage ressentir lors du renouvellement prévu en 2029, qui concernera notamment l’Île-de-France et la Seine-Saint-Denis.

Le poids des socialistes et autres forces de gauche

À gauche, le groupe socialiste reste la première force d’opposition, comptant environ 64 sénateurs. Les communistes n’auraient pas subi de pertes et conserveraient 19 élus. En revanche, les écologistes, les macronistes et les radicaux de gauche ont perdu un peu de terrain, passant respectivement de 17 à 14, 16 à 13, et 22 à 21 sièges.

Ces groupes pourraient évoluer dans les prochains mois en fonction des débauchages ou des alliances possibles entre différentes formations politiques.

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