Jean-Luc Mélenchon critique la gestion du gouvernement face à la hausse des prix du carburant
Ce mercredi 23 septembre, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle, a exprimé son opposition aux mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise des prix du carburant. Selon lui, l’exécutif est « dépassé par la situation » et la gouvernance actuelle ressemble à une « cocotte-minute » prête à exploser.
Depuis son local de campagne à Paris, il a déclaré que « le gouvernement est dépassé par la situation et fluctue entre des arguments qui ne tiennent pas plus debout, les uns que les autres ». Il a également critiqué la pertinence des aides financières annoncées, notamment une prime ou un dédommagement d’environ 33 euros par mois pour les grands rouleurs, qu’il juge insuffisants par rapport aux dépenses réelles.
Ce mardi, le gouvernement a annoncé la prolongation de l’aide aux grands rouleurs jusqu’à la fin de l’année et l’élargissement du nombre de bénéficiaires, passant de 3 à 5,5 millions de personnes. Cependant, Mélenchon estime que cette politique est « incohérente » et « n’a pas d’effet sur la réalité » des citoyens.
Pour lui, l’État doit avant tout protéger ses citoyens face à une « urgence sociale » qui doit être ressentie comme telle. Il dénonce également une certaine « bourgeoisie » qui, selon lui, dirige l’État et ne se préoccupe pas des souffrances populaires, considérant ces maltraitances comme une fatalité historique.
Une crise qui monte en tension
Selon le leader de La France insoumise, les mesures adoptées pour répondre à la crise énergétique sont un aveu de faiblesse. Il compare la situation à une « cocotte-minute » dont la pression monte fortement.
Il explique que le peuple français est dans une « exaspération » quasi totale, et que la situation pourrait rapidement dégénérer, car le pays est composé d’un peuple « remuant, rebelle » et habitué à intervenir directement en politique.
Depuis plusieurs semaines, des appels à la mobilisation contre la hausse des prix du carburant se multiplient. Plusieurs partis de gauche, comme les Écologistes, le Parti communiste français, et La France insoumise, soutiennent ces mouvements, y compris d’éventuelles manifestations de gilets jaunes si le mouvement se reforment.
Jean-Luc Mélenchon propose également des mesures concrètes, comme le « blocage de la marge » réalisée par les raffineurs, notamment Total, qu’il considère comme une forme de racket sur la population.














