Fabien Roussel appelle à mettre fin à l’économie de guerre et au surarmement
Le candidat du Parti communiste français à l’élection présidentielle, Fabien Roussel, a exprimé son inquiétude concernant l’impact de « l’effort de guerre » sur l’économie française. Lors d’un entretien avec BFMTV-RMC ce mercredi 16 septembre, il a plaidé pour « mettre un stop sur l’économie de guerre » et pour limiter le surarmement de la France et de l’Union européenne.
Il a précisé qu’il préférerait que les fonds soient investis dans des secteurs essentiels comme la santé, l’éducation ou l’agriculture, plutôt que dans la construction d’armes. Selon lui, l’effort de guerre actuel pèse trop lourdement sur l’économie du pays.
Fabien Roussel a également dénoncé une « escalade guerrière » et affirmé que l’OTAN souhaite entraîner la France dans un conflit de haute intensité. Il a souligné que cette situation contribue à faire augmenter les prix de l’énergie et à priver la France du gaz russe. Il déplore que la situation sécuritaire suscite aujourd’hui une inquiétude grandissante parmi la population.
Une demande de paix et de sécurité collective
Le candidat a indiqué qu’il n’accorde « aucune confiance » à Donald Trump dans ses négociations avec Vladimir Poutine. Il souhaite que la France retrouve un esprit de sécurité collective et de paix en Europe. Il estime que le peuple français a aujourd’hui « peur du bruit des bottes qui monte dans notre pays ».
« Nous voulons une diplomatie de la paix et que ça arrive le plus vite possible. »
Appel à de grandes mobilisations contre la vie chère
Face à la hausse des prix des carburants et du coût de la vie, Fabien Roussel a lancé un appel à « un état d’urgence énergétique ». Il propose notamment de réduire immédiatement la TVA sur les carburants, passant de 20% à 5%, afin de soulager les ménages.
Il a également dénoncé l’inflation alimentaire et appelé à « de grandes mobilisations dans la rue » si le gouvernement ne répond pas à ces enjeux. Selon lui, il est nécessaire de changer de politique et d’envisager une forme de révolution pour faire face à ces difficultés économiques. Il menace que, si aucune mesure n’est prise, des manifestations de masse pourraient avoir lieu.














