Bruno Retailleau demande la suppression de la taxe sur les certificats d’économie d’énergie
Alors que le prix des carburants continue de peser lourdement sur le budget des Français, Bruno Retailleau, sénateur et candidat à la présidentielle, réclame la suppression de la taxe sur les certificats d’économie d’énergie (CEE). Selon lui, cette mesure permettrait aux automobilistes d’économiser jusqu’à 8,50 euros par plein.
Actuellement, le prix du litre d’essence s’élève à 2,10 euros, et celui du gazole à 2,30 euros. Pour de nombreux Français, obligés d’utiliser leur voiture pour se rendre au travail, cette hausse représente une dépense supplémentaire importante.
Bruno Retailleau affirme que le gouvernement peut agir immédiatement en supprimant ces certificats. Il estime que le coût de cette taxe représente entre 15 et 17 centimes par litre, ce qui peut monter jusqu’à 8,50 euros sur un plein.
Il déclare : « Je demande donc au gouvernement la suppression immédiate des certificats d’économies d’énergie sur les carburants, pour rendre du pouvoir d’achat à ces millions de Français qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture. »
Selon lui, le gouvernement aurait « doublé » le coût des CEE depuis le 1er janvier dernier.
Une suppression qui, selon Retailleau, ne coûtera rien à l’État
Le candidat à la présidentielle insiste sur le fait que la suppression des CEE ne représenterait pas une charge pour le budget de l’État. En effet, il explique que leur financement n’est pas directement inscrit dans les dépenses publiques.
Il ajoute qu’en cas d’élection, il supprimerait totalement ces certificats d’économies d’énergie sur toutes les énergies.
Bruno Retailleau critique également les propositions de ses adversaires, notamment Marine Le Pen, qui souhaite réduire la TVA sur l’essence de 20% à 5,5%. Selon lui, cette mesure coûterait environ 15 milliards d’euros, sans qu’aucune source de financement ne soit prévue en contrepartie.
De son côté, La France insoumise propose de bloquer le prix du litre d’essence à 1,70 euro. Pour Retailleau, cela entraînerait « une situation de pénurie ».
Le sénateur veut aussi supprimer la CEE sur l’électricité
Déjà en avril dernier, Bruno Retailleau avait proposé de supprimer la CEE sur le prix de l’électricité. Il estime que cette mesure pourrait permettre d’économiser l’équivalent de deux factures mensuelles pour un foyer.
Le système des CEE, instauré selon le principe du « pollueur-payeur », oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions pour réduire la consommation énergétique et favoriser la mobilité électrique.
Le sénateur dénonce toutefois l’utilisation de ces fonds. Selon lui, certains financements ont été utilisés pour subventionner des véhicules électriques chinois, ce qui, selon lui, est une aberration. « Le consommateur français est taxé, l’importateur subventionné. On marche sur la tête », déplore-t-il.














