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Eric Ciotti réclame le rapatriement des cendres de Napoléon III

Dans une tribune publiée dans Le Figaro ce lundi, Éric Ciotti, président de l’Union pour la Démocratie et la République (UDR), a demandé à l’État français d’engager les démarches pour faire revenir en France les cendres de Napoléon III. Il souhaite que cette mesure permette de « ouvrir le chemin de la renaissance mémorielle » de la nation.

Le député de la Marne, également historien spécialiste du Second Empire, estime que le retour des cendres pourrait contribuer à une réconciliation de la France avec son passé glorieux. Il a été rejoint dans cette démarche par Nigel Farage, leader du parti Reform UK, qui a exprimé son soutien lors d’une rencontre avec Jordan Bardella, président du Rassemblement national.

Le contexte historique

Louis-Napoléon Bonaparte, considéré comme le dernier Empereur français et le premier président de la République, a vécu en exil en Angleterre après la chute du Second Empire en 1870. Après avoir traversé la Manche en 1871 pour rejoindre l’impératrice Eugénie et leur fils, il est mort à Chislehurst, le 9 janvier 1873, sans jamais avoir revu la France.

Il repose aujourd’hui dans un mausolée situé à l’abbaye Saint-Michel, à Farnborough, dans le sud-ouest de Londres, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale britannique.

Une vieille revendication politique

Plusieurs figures politiques ont déjà demandé le rapatriement des cendres de Napoléon III. Parmi elles, l’ancien député et ministre Philippe Seguin, président du Rassemblement pour la République (RPR), l’ancêtre de l’UMP et des Républicains.

Cette revendication figure aussi dans le programme de campagne de Marine Le Pen, qui en 2017 avait déclaré vouloir obtenir le retour des restes de l’Empereur. Lors d’un meeting à Ajaccio, elle avait souligné qu’il serait « juste qu’il soit rendu à sa famille » et qu’il puisse reposer dans cette ville, à laquelle il aurait apporté beaucoup.

Une volonté renouvelée

Ce sujet semble revenir sur le devant de la scène ces derniers jours. Le 4 septembre, Nigel Farage a également exprimé son soutien à un éventuel rapatriement, affirmant que si Napoléon III devenait Premier ministre lors des prochaines élections législatives en 2029, il pourrait être ramené en France. Il a ajouté : « S’ils le veulent, je pense qu’ils peuvent l’avoir. »

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