Des pêcheurs bloquent un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer
Ce mardi matin, une cinquantaine de pêcheurs ont bloqué un dépôt pétrolier à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. Leur action vise à protester contre la hausse des prix du carburant, qui impacte lourdement leur activité. Le mouvement devrait continuer tant que leurs revendications ne seront pas entendues.
Le prix du carburant ne cesse d’augmenter. En fin de semaine dernière, le litre de gazole atteignait en moyenne 2,32 euros. Face à cette hausse, les pêcheurs dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Ils ont commencé leur blocage dès 3 heures du matin, selon Ange Natoli, représentant des pêcheurs. La préfecture indique que « les pêcheurs bloquent la sortie du terminal pétrolier de Fos avec une cinquantaine de camions-citernes ». Aucun incident majeur n’a été signalé, si ce n’est un feu de palettes.
Les pêcheurs espèrent être reçus par la ministre de la Pêche, Catherine Chabaud, afin de faire entendre leurs revendications.
Un mouvement qui se poursuit dans la région
Ce mouvement de protestation a débuté dès lundi, avec des blocages à Sète, dans l’Hérault, et à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales. À Sète, une délégation de représentants syndicaux a été reçue à la préfecture, mais sans obtenir de réponse satisfaisante, selon Bernard Perez, président du comité régional d’Occitanie. Il a averti que « le mouvement risque de se durcir ».
Les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Provence-Alpes-Corte d’Azur (Paca), et de Corse, ainsi que les organisations de producteurs de Méditerranée et les syndicats de marins, ont lancé un mouvement commun. Ils indiquent que leurs actions « se poursuivront tant que des réponses concrètes n’auront pas été apportées » à leurs principales revendications.
Les professionnels de la pêche dénoncent une situation de plus en plus difficile. La hausse des coûts d’exploitation, notamment du carburant, ainsi que la multiplication des contraintes administratives et réglementaires, aggravent leur situation.
En 2024, la France a pêché près de 477 000 tonnes de poissons et crustacés, ce qui en fait le deuxième producteur européen, derrière l’Espagne. La production est quasi stable (+1%) par rapport à 2023, selon les données du gouvernement.














