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Louis Aliot réfute que le RN attire davantage de racistes

Le jeudi 10 septembre, Louis Aliot, maire de Perpignan, a déclaré que le Rassemblement national (RN) n’attire pas plus de personnes racistes que les autres partis politiques. Cette déclaration intervient après la diffusion de propos racistes attribués à un policier municipal de Carcassonne, membre du service d’ordre du RN, qui a été exclu du parti.

Lors d’une interview sur France Info, Louis Aliot a affirmé : « Cela arrive partout et partout en France ». Il a insisté sur le fait que des comportements racistes peuvent exister dans tous les partis politiques, soulignant : « Il y en a partout, dans tous les partis ».

Il a ajouté : « Ils ne parlent pas tous les jours (…), mais il y en a sûrement beaucoup ».

Une affaire qui fait polémique

Cette polémique fait suite à la suspension, mercredi, de quatre policiers municipaux de Carcassonne, qui ont été filmés en train de tenir des propos racistes, sexistes et complotistes. Le parquet de la ville a ouvert une enquête après la plainte déposée par le chef de patrouille de la police municipale, le 31 décembre 2025, soit avant l’élection de Christophe Barthès, candidat du RN à la mairie de Carcassonne.

Le parti d’extrême droite a rapidement réagi en excluant un des policiers impliqués, qui était membre de son service d’ordre. Le RN a condamné fermement ces propos, les qualifiant de « pénalement répréhensibles ».

Le RN régulièrement épinglé

Le Rassemblement national, qui considère que ces incidents sont isolés, a été plusieurs fois mis en cause pour la présence de militants ou candidats racistes au sein de ses rangs. Lors de cette affaire, le gouvernement et ses opposants ont dénoncé la présence de propos haineux dans ses rangs.

Le porte-parole du gouvernement a ainsi dénoncé « une France dirigée par le RN [qui] ressemblerait à la haine désinhibée et encouragée ».

En réponse, Robert Ménard, maire de Béziers et ancien proche de Marine Le Pen, a appelé à la prudence dans l’interprétation des faits : « On peut dire, ‘oui, le RN, il y a chez eux des gens insupportables, comment ce type s’occupait encore du service d’ordre…’, mais tu ne renvoies pas globalement (au RN) ».

Une plainte déjà déposée

Le parquet de Carcassonne avait ouvert une enquête suite à la plainte du chef de patrouille, déposée le 31 décembre 2025, avant l’élection de Christophe Barthès à la mairie. Louis Aliot, proche de Marine Le Pen, a déclaré que ces incidents de propos racistes « arrivent partout et partout en France ».

Il a précisé : « Ce n’est pas la première fois qu’il y a ce genre de choses avec les polices partout en France, sous toutes les municipalités ».

Le maire de Perpignan a aussi critiqué la couverture médiatique, estimant que l’on faisait « un focus sur une mairie RN qui n’est là que depuis cinq mois ». Il a ajouté : « J’aurais aimé que vous alliez interroger l’ancien maire ou les anciens responsables pour qu’ils vous expliquent comment ils ont géré leur police municipale ».

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