Jean-Philippe Tanguy : un engagement politique marqué par ses convictions et ses doutes
Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme âgé de 40 ans, assume pleinement ses convictions politiques. Cependant, il reconnaît que ces positions peuvent parfois le mettre dans des situations inconfortables. Lors d’un passage dans le podcast Dans les yeux d’Agathe, il a évoqué cette contradiction avec franchise.
Engagé en politique depuis ses 26 ans, il a commencé comme assistant parlementaire de Nicolas Dupont-Aignan avant de rejoindre Debout la France. En 2020, il a finalement intégré le Rassemblement national de Marine Le Pen. Aujourd’hui, il est député et président délégué à l’Assemblée nationale. Son appartenance au RN et son homosexualité lui font parfois remettre en question certaines alliances ou positions du parti.
Une relation avec Marine Le Pen qui le met mal à l’aise
Parmi les situations qui le mettent particulièrement mal à l’aise, figurent les liens entre Marine Le Pen et Viktor Orban. Interrogé sur la relation entre la présidente du groupe RN à l’Assemblée et le Premier ministre hongrois, Jean-Philippe Tanguy a rappelé avoir été opposé à l’interdiction de la Marche des Fiertés en Hongrie. Étant lui-même gay, cette position lui tient à cœur.
Face aux rencontres entre Marine Le Pen et Viktor Orban, il avoue ressentir un certain embarras. « Ce n’est pas les meilleurs moments de ma vie« , a-t-il confié à Agathe Lambret.
Il évoque aussi un tiraillement intérieur : entre son engagement pour le RN et ses réserves sur certaines décisions ou alliances de ses proches. Notamment, Marine Le Pen a affiché son soutien à Viktor Orban lors d’une réunion en mars dernier à Budapest, notamment après le veto hongrois à un prêt de l’Union européenne destiné à l’Ukraine.
Le désir de devenir père : un sujet intime
Lors de cet entretien, Jean-Philippe Tanguy s’est également confié sur son désir de devenir père. Contrairement à Gabriel Attal, il a raconté avoir assumé son homosexualité assez tôt, sans rencontrer de grandes difficultés pour l’accepter. En revanche, l’idée de ne pas pouvoir avoir d’enfants lui a causé beaucoup d’émotions.
Il a évoqué les inquiétudes de sa mère à ce sujet, qui craignait de ne pas voir de petits-enfants naître. Il a expliqué : « Ma mère avait peur de ne pas avoir de petits-enfants. (…) On se dit : ‘oui, la pauvre, elle ne va pas avoir de petits-enfants…’, et puis, moi aussi d’ailleurs. Ça, c’est dur”, a-t-il confié.
Lorsque la journaliste lui demande s’il a finalement accepté cette éventualité, il répond clairement : « Non, je ne l’ai pas accepté. »
Il précise toutefois qu’il s’oppose à la gestation pour autrui. Selon lui, cette pratique représente une forme de lutte des classes, car elle est souvent proposée par des femmes modestes ou peu favorisées, ce qu’il déplore.














