Une possible percée du Rassemblement national au Sénat
Le Rassemblement national (RN) pourrait faire une avancée importante lors des prochaines élections sénatoriales, prévues le 27 septembre. Le parti, dirigé par Jordan Bardella, vise à obtenir son premier groupe au Palais du Luxembourg.
Les enjeux de l’élection sénatoriale
Le 27 septembre, 178 des 348 sièges du Sénat seront renouvelés. La majorité de droite, déjà en place, ne devrait pas perdre son influence. Toutefois, le RN pourrait profiter de ses succès lors des dernières municipales pour augmenter son nombre de sièges.
Actuellement, le RN compte 17 sénateurs, mais seulement 3 d’entre eux font partie d’un groupe. Le parti espère atteindre au moins 10 élus pour former un groupe au Sénat, une première pour lui.
« L’objectif est de constituer enfin un groupe », a déclaré Ludovic Pajot, responsable de la campagne du RN pour ces élections, lors d’une conférence de presse en mai. Jusqu’à présent, le RN n’a jamais réussi à former un groupe au Sénat.
Les territoires clés pour le RN
Les sénateurs sont élus par des « grands électeurs », principalement issus des conseils municipaux. Ce mode de scrutin favorise le maintien de la majorité de droite, notamment grâce aux alliances avec des centristes.
Le RN mise sur certaines régions méditerranéennes, où de nombreux départements sont renouvelables. Le Var, les Bouches-du-Rhône et surtout les Alpes-Maritimes, où l’allié Eric Ciotti a remporté la ville de Nice, sont des terrains considérés comme acquis. D’autres départements comme le Vaucluse ou le Gard font aussi partie des zones ciblées.
Candidatures et stratégies
Plusieurs responsables du RN, déjà élus députés, ont annoncé leur candidature. Parmi eux, Edwige Diaz, vice-présidente du parti, dans la Gironde, et Manon Bouquin, vice-présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, dans l’Hérault. La candidate Brigitte Barèges, ancienne maire de Montauban, se présente également dans le Tarn-et-Garonne, pour l’UDR.
Marie-Caroline Le Pen, sœur de Marine Le Pen, se présente dans la Sarthe. Elle a choisi Virginie de La Fresnaye, arrière-petite-nièce du général de Gaulle, comme colistière.
Du côté de La France insoumise (LFI), la perspective d’obtenir des sénateurs est faible. Le mouvement n’a pas performé dans les territoires concernés par cette élection lors des municipales. Cependant, LFI espère obtenir son premier sénateur dans le Rhône, avec la candidature du député Gabriel Amard, gendre de Jean-Luc Mélenchon.














