François Hollande fixe sa position sur la primaire socialiste
Présent aux universités d’été du Parti socialiste (PS) à Blois ce vendredi 28 août, l’ancien président François Hollande a affirmé qu’il n’était pas en faveur de la primaire pour désigner le candidat à la présidentielle de 2027. Il a précisé qu’il ne comptait pas y participer.
Invité par Olivier Faure à rejoindre cette procédure, François Hollande a poliment décliné l’invitation. Il a rappelé qu’il n’avait « jamais été favorable à cette procédure » même lorsqu’il y a participé en 2011, année où il en avait été le vainqueur.
Selon lui, cette méthode suscite davantage de divisions qu’elle ne favorise l’union. Il a indiqué que la primaire de 2011 avait mobilisé environ trois millions d’électeurs, ce qui avait créé une dynamique. Cependant, il anticipe que cette fois, le nombre de participants sera beaucoup plus faible, ce qui pourrait limiter son impact.
Une critique du calendrier et de la procédure
François Hollande estime que le calendrier est « trop précoce » et que la procédure est « trop rapide ». Il considère que, pour cette élection, il faut dépasser les formations politiques afin de rechercher l’union nationale.
Malgré son absence de participation, l’ancien président affirme respecter ceux qui choisiront de concourir à la primaire. Il souligne que le vainqueur devra rassembler, lui aussi, avant la présidentielle. La clarification de la situation politique devrait intervenir en décembre, lors du moment de vérité pour la gauche comme pour la droite.
Ses intentions pour la présidentielle de 2027
François Hollande ne s’est pas encore officiellement déclaré candidat à la prochaine élection présidentielle. Dans un entretien au Point, il a expliqué qu’il se positionnerait si, à la fin de l’année, la situation l’exigeait. Il croit aussi qu’un rassemblement autour de sa personne reste possible.
À huit mois du scrutin, le contexte politique est marqué par la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon à gauche. Le PS prépare sa rentrée à Blois, avec la primaire prévue les 9-10 et 16-17 octobre. Pour l’instant, le favori de cette compétition est Raphaël Glucksmann, notamment soutenu par Boris Vallaud, chef des députés Place publique.














