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Sarah Knafo, députée européenne et ancienne directrice de campagne d’Éric Zemmour, dévoile dans son livre « Le Casse du siècle » une série de 15 mesures destinées à sortir la France de la crise financière. Présenté en exclusivité au Journal du Dimanche, cet ouvrage doit paraître mercredi aux éditions Fayard.

Ce livre, qui ressemble à un programme politique, intervient à quelques mois de la campagne présidentielle de 2027. Knafo y dresse un état des lieux alarmant des finances publiques françaises, tout en identifiant des responsables et en proposant des solutions pour réaliser 130 milliards d’euros d’économies, principalement par une baisse des impôts et des dépenses publiques.

Une critique sévère de la fiscalité

Dans son ouvrage, Sarah Knafo dénonce la pression fiscale élevée en France, considérée comme la plus forte au monde. Elle met en avant le cas d’un salarié au salaire médian, Nicolas, gagnant environ 2 079 euros net par mois. Selon elle, en tenant compte des prélèvements sociaux, TVA, taxes locales, taxes sur le carburant, l’alcool ou le tabac, ce salarié aurait versé plus d’un million d’euros à l’État au cours de sa vie.

Une politique basée sur la réduction des dépenses

La députée plaide pour une politique économique opposée à celle d’Emmanuel Macron. Elle propose notamment de réduire drastiquement les dépenses publiques. Elle souligne que la France dépense aujourd’hui 234 milliards d’euros de plus qu’en 2020, sans crise sanitaire ou économique majeure. Selon elle, ces gaspillages sont difficiles à quantifier, même pour Bercy, qui ne peut pas dire précisément combien d’impôts la France collecte.

La suppression de la CSG sur les revenus d’activité

Pour améliorer le pouvoir d’achat, Knafo propose notamment la suppression de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur les revenus d’activité. Elle estime que cette mesure pourrait augmenter le salaire net de 10 % pour tous les actifs, sans coût supplémentaire pour le travail.

Réduire le nombre de fonctionnaires et soutenir l’agriculture

Elle déplore l’augmentation du nombre de fonctionnaires, passé de 4,6 millions en 1997 à 5,9 millions aujourd’hui, alors que la population n’a augmenté que de 15 %. Selon elle, cette croissance n’a pas amélioré la qualité des services publics. Elle appelle à limiter le recrutement dans la fonction publique et à favoriser le développement des professionnels de terrain, notamment dans l’agriculture et l’éducation.

Elle souligne que, depuis 1980, le nombre d’agriculteurs a été divisé par trois, tandis que le nombre d’inspecteurs du travail a augmenté de 50 %. La part de l’industrie dans la richesse nationale a aussi diminué, passant de 22 % en 1980 à moins de 10 % aujourd’hui.

La suppression des droits de succession

Autre proposition phare : la suppression des droits de succession. Selon elle, cet impôt, instauré en 1791 lors de la Révolution française, est obsolète. Elle estime que la transmission du patrimoine doit rester une volonté personnelle, sans être lourdement taxée, surtout que cet héritage a déjà été soumis à de nombreux prélèvements tout au long de la vie.

Critique du Rassemblement national

Sarah Knafo critique également le Rassemblement national, qu’elle accuse de se modérer sur certains principes et de se rapprocher de la gauche. Elle dénonce notamment la politique d’octroi d’aides aux étrangers après cinq ans sur le sol français, ainsi que la multiplication des taxes, notamment dans le dernier budget.

Elle rappelle que, selon elle, le RN reprend des propositions anciennes, comme la retraite à 60 ans, déjà évoquée par François Mitterrand en 1981.

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