PARTAGER

Incendies en Gironde : la découverte d’obus de la Seconde Guerre mondiale

Les récents incendies qui ont ravagé la Gironde ont révélé la présence d’une cache d’obus datant de la Seconde Guerre mondiale au Porge. Depuis plusieurs jours, des opérations de déminage sont en cours pour permettre aux habitants de revenir chez eux, qui étaient jusqu’à présent évacués.

Ce danger supplémentaire a été mis en évidence par la chaleur intense des flammes, qui a provoqué l’explosion de plusieurs obus. Lors d’une inspection lundi matin, dans un secteur fortement touché par les destructions, quatre obus d’environ 30 centimètres de long, rouillés et recouverts de terre, ont été trouvés au sol dans une parcelle carbonisée. Au total, 75 obus ont été récupérés en surface depuis le début de l’opération, mais d’autres pourraient encore se trouver dans la zone, selon le chef du centre de déminage de Bordeaux, le commandant Philippe.

Une menace toujours présente

Les autorités indiquent que la zone concernée est protégée, notamment parce que des obus sont enterrés sous terre. Une opération de sécurité est en cours dans deux secteurs, notamment dans les lotissements Plein Soleil et Le Ferron, qui ont été bouclés pendant le déminage. La préfecture précise que l’autorisation de revenir chez eux n’a pas encore été accordée aux habitants de ces quartiers.

Le maire du Porge, Martial Zaninetti, a expliqué que « tout un secteur a été protégé » en raison de la présence d’obus enterrés, dont il ignorait lui-même la présence initialement. Des pancartes indiquent le danger de mort absolu, et des déflagrations, d’abord confondues avec des explosions de bouteilles de gaz, pourraient en fait provenir de ces munitions.

Les opérations de déminage

Le principal objectif est de permettre le retour des habitants. Pour cela, il faut d’abord ramasser les obus qui affleurent à la surface. Les obus plus profonds seront retirés ultérieurement. Avec le temps, ces munitions deviennent plus sensibles, surtout en raison de la chaleur.

Les munitions récupérées seront stockées puis détruites sur un terrain militaire. Il s’agit principalement d’obus de mortiers, mais aussi de quelques obus à tête explosive pour chars. Selon le commandant Thomas Mimiague, il ne s’agit pas d’un stockage officiel, et leur présence dans cette zone semble être le résultat d’un abandon ou d’un stockage improvisé.

LAISSER UN COMMENTAIRE