Les ministres de la Transition écologique sous Emmanuel Macron
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, le ministère de la Transition écologique a connu une forte instabilité. Ce poste, créé en 1971, a changé plusieurs fois de nom et de responsables. Le turnover y a été particulièrement élevé, avec huit ministres successifs entre 2017 et 2025, un record sous la Ve République.
Ce mouvement constant reflète les crises politiques successives et les difficultés à stabiliser cette fonction. La récente séquence de la fausse démission de l’actuelle ministre, Monique Barbut, illustre cette instabilité à l’Hôtel de Roquelaure. Voici un aperçu des ministres qui se sont succédé à ce poste.
Nicolas Hulot (15 mois)
Connu pour son émission télévisée Ushuaïa, Nicolas Hulot a rejoint le gouvernement en 2017, après l’élection d’Emmanuel Macron. Il a été ministre de la Transition écologique et solidaire pendant un peu plus d’un an, sous les gouvernements Philippe I et II. En août 2018, il a démissionné, citant des désaccords avec l’exécutif.
François de Rugy (10 mois)
Avant de devenir ministre, François de Rugy avait été engagé dans divers mouvements écologistes. En 2018, il a pris la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire. Son mandat a été écourté par une polémique sur des dépenses excessives lors de dîners organisés aux frais du contribuable. Face à ces révélations, il a démissionné en 2019, après dix mois en fonction.
Élisabeth Borne (11 mois)
Élisabeth Borne a occupé le poste en 2019, avant de devenir Première ministre. Pendant son mandat, elle a fait adopter la loi Énergie Climat, la loi d’orientation des mobilités, et celle sur l’économie circulaire. Elle a quitté le ministère en 2020, lors de la démission du gouvernement d’Édouard Philippe.
Barbara Pompili (22 mois)
Nomée en 2020, sous le gouvernement de Jean Castex, Barbara Pompili a été la dernière ministre à occuper ce poste durant le premier mandat d’Emmanuel Macron. Elle a notamment porté la loi climat et résilience. Son passage s’est distingué par sa relative stabilité, puisqu’elle est restée deux ans avant de quitter ses fonctions en 2022.
Amélie de Montchalin (45 jours)
En mai 2022, Amélie de Montchalin a été nommée ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Cependant, son mandat a été très court : seulement 45 jours, après la perte de son siège parlementaire lors des législatives de juin 2022.
Christophe Béchu (26 mois)
En juillet 2022, Christophe Béchu a pris la tête du ministère. Il est resté plus de deux ans, une longévité notable. Il a travaillé sur des sujets comme le changement climatique et les collectivités territoriales. Il a notamment élaboré le troisième plan national d’adaptation au changement climatique. Son mandat a été marqué par la crise politique de 2022 et la fragilisation du gouvernement. En septembre 2024, il n’a pas été reconduit à son poste.
Agnès Pannier-Runacher (12 mois)
Nommée en septembre 2024, Agnès Pannier-Runacher a été ministre à trois reprises. Elle a travaillé sur la conférence des Nations unies sur les océans, notamment la ratification du traité de la haute mer. Après la démission du gouvernement Lecornu en octobre 2025, elle a quitté ses fonctions, totalisant un peu plus d’un an à ce poste.
Monique Barbut (9 mois)
Arrivée en octobre 2025, Monique Barbut a marqué son passage par son opposition à la loi d’urgence agricole et à la réintroduction de certains pesticides interdits. Après l’adoption de cette loi, elle a présenté sa démission, mais Emmanuel Macron lui a finalement réaffirmé son soutien. Elle a finalement accepté de rester à l’Hôtel de Roquelaure.














