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Un an après la création des quartiers de lutte contre la criminalité organisée

Il y a un an, deux quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) ont été mis en place à Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, et à Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne. Leur objectif principal : lutter contre le narcotrafic et réduire l’influence des réseaux criminels en prison.

Ce dispositif a été lancé suite à la loi narcotrafic du 13 juin 2025. À Vendin-le-Vieil, c’est dans une prison de haute sécurité que les premiers détenus, notamment issus des clans Yoda et DZ Mafia, ont été transférés en juillet 2025. Trois mois plus tard, un second quartier a été créé à Condé-sur-Sarthe.

Des premiers résultats encourageants

Selon le ministère de la Justice, après un an, ces quartiers semblent efficaces. Aucun téléphone portable n’a été découvert, aucun drone n’a été repéré, et aucun incident majeur en détention n’a été signalé dans ces unités.

Les personnels pénitentiaires, qui avaient été menacés dans certains départements avant l’ouverture, n’ont recensé aucune agression dans ces prisons de haute sécurité.

Des mesures pour renforcer la sécurité et l’efficacité

La création des QLCO a également permis de limiter les extractions judiciaires. La mise en place de la visioconférence et d’une salle dédiée aux gardes à vue a facilité ces démarches.

Au 3 juin 2026, à Vendin-le-Vieil, 89 réquisitions judiciaires ont été réalisées via des extractions, près de 300 par visioconférence, et six audiences foraines ont été organisées dans une salle spécialement aménagée. À Condé-sur-Sarthe, 29 réquisitions ont été effectuées en extraction, et 79 en visioconférence.

Par ailleurs, aucune extraction médicale d’urgence n’a été nécessaire, grâce à la collaboration avec les personnels soignants et le SAMU. Seules des interventions programmées ont été réalisées pour des soins spécifiques ne pouvant être effectués en détention.

Une population carcérale contrôlée

Au total, 140 détenus sont incarcérés dans ces prisons de haute sécurité : 100 à Vendin-le-Vieil et 40 à Condé-sur-Sarthe. Environ un tiers d’entre eux ont été définitivement condamnés, tandis que les deux autres tiers sont soit prévenus, soit condamnés-prévenus.

Le ministère de la Justice indique également qu’une centaine de recours judiciaires ont été déposés, sans qu’aucune procédure n’ait abouti en référé devant le juge administratif ou le juge judiciaire pour des conditions de détention indignes.

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