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Mathilde Panot dénonce la suppression de nuitées dans les hôtels sociaux à Paris

Ce mercredi 22 juillet, la députée Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, a exprimé son inquiétude face à la décision de supprimer 1 200 nuitées dans les hôtels sociaux parisiens. Elle dénonce une « politique du thermomètre » qui, selon elle, met en danger les personnes vulnérables.

Lors d’une interview sur BFMTV, elle a expliqué que cette mesure intervient alors que Paris fait face à trois canicules depuis mai. Selon elle, les personnes à la rue ont été particulièrement négligées lors de ces épisodes de forte chaleur.

« Ce sont les personnes les plus vulnérables aux températures extrêmes », a-t-elle précisé.

Il peut sembler contre-intuitif, mais les chiffres montrent que, lors de périodes de grand chaud, le nombre de victimes sans-abri augmente. Fin juin, plusieurs dizaines de sans-abris sont morts en raison de la canicule, notamment à Paris, en Île-de-France et dans les Pays de la Loire. Le collectif Les mors de la rue a recensé plus d’une dizaine de décès en un seul week-end, alors que les températures commençaient à baisser.

Une grève des travailleurs du Samu social de Paris

Depuis le 23 juin, les employés du Samu social de Paris sont en grève pour protester contre la suppression de 1 200 nuitées dans les hôtels sociaux. Mathilde Panot rappelle que cette décision concerne uniquement Paris et insiste sur la nécessité de soutenir ces travailleurs.

Elle indique qu’environ 200 personnes sans domicile occupent actuellement le Samu social pour faire entendre leur voix. Parmi elles, 80 enfants, dont la moitié a moins de 5 ans. La députée dénonce une situation où, à partir de trois mois et un jour, un enfant n’est plus considéré comme prioritaire pour une hébergement d’urgence.

Une situation critique et un échec politique

Lors de sa première campagne en 2017, Emmanuel Macron avait promis qu’il n’y aurait « plus un seul sans-abri dans la rue ». Cependant, selon Mathilde Panot, cette promesse n’a pas été tenue. En 2025, au moins 960 personnes seraient mortes dans la rue en France, dont un nouveau-né de 11 jours, selon le collectif Les morts de la rue.

Elle critique également la politique actuelle, qu’elle qualifie de « politique du thermomètre » qui privilégie la gestion des chiffres plutôt que la protection des plus vulnérables. Elle appelle à un changement radical pour mieux prendre en compte la réalité des sans-abris.

Les mesures proposées si Jean-Luc Mélenchon était élu

En cas d’élection de Jean-Luc Mélenchon en 2027, la députée promet que toutes les personnes sans domicile seront mises à l’abri. Elle évoque notamment la réquisition de trois millions de logements vacants, la construction de nouveaux logements sociaux, ainsi que la baisse des loyers pour faciliter l’accès au logement.

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