François-Noël Buffet : un engagement pour une indépendance totale
Le sénateur LR François-Noël Buffet, proposé par Emmanuel Macron pour devenir le prochain Défenseur des droits, a assuré ce mercredi 15 juillet qu’il garantirait une « indépendance totale » dans ses fonctions. Lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, il a également déclaré avoir « évolué » sur certaines questions sociétales.
Ancien ministre et avocat au barreau de Lyon, il a affirmé aux députés qu’il avait toujours veillé au respect des libertés individuelles et publiques tout au long de sa carrière. Il a insisté sur son engagement à défendre ces principes, tout en précisant qu’il lui semblait important pour cette fonction d’être indépendant.
L’ex-ministre, qui a débuté sa carrière comme avocat au barreau de Lyon, a assuré aux députés « avoir veillé », tout au long de son parcours, « à ce que les libertés individuelles ou les libertés publiques soient parfaitement respectées ».
Sa nomination intervient dans un contexte de forte opposition. Plus d’une soixantaine d’associations et de syndicats, parmi lesquels Greenpeace, Médecins du monde, Oxfam France, SOS Racisme, le Planning familial et l’Inter-LGBT, ont critiqué ses positions passées, qu’ils jugent contraires aux droits fondamentaux.
Son audition a également été l’occasion de rappeler que l’intéressé a reconnu avoir « évolué » sur certains sujets. Sur le mariage pour tous, il a indiqué que sa position avait changé, précisant que ses doutes portaient sur les conséquences plutôt que sur le principe lui-même.
Les critiques sur ses positions passées
François-Noël Buffet est notamment critiqué pour ses positions passées concernant l’avortement, le mariage pour tous et l’aide médicale d’État (AME) pour les étrangers sans papiers. Certains députés de gauche, comme le député LFI Andy Kerbrat, l’accusent de votes considérés comme racistes ou homophobes.
Il a répondu en affirmant avoir « évolué » et dénoncé des « procès d’intention ». Sur le sujet du mariage pour tous, il explique que sa position a changé, précisant que ses doutes portaient sur ses conséquences, et non sur le principe.
Interrogé sur la cohérence entre ses convictions passées et sa future fonction, il a déclaré que cette nouvelle responsabilité ne changerait pas ses valeurs. « Ça n’effacera pas mes convictions sur l’attachement que j’ai aux valeurs de la République, à la liberté individuelle. Je resterai attaché et déterminé à les défendre », a-t-il affirmé.
La responsabilité de Défenseur des droits, « de par les textes eux-mêmes et de par mon propre caractère, milite évidemment pour une indépendance totale », a-t-il poursuivi.
Concernant les rumeurs d’un accord politique entre l’Élysée et le Sénat pour sa nomination, notamment lors du vote de la commission des lois, François-Noël Buffet a précisé qu’il n’était « pas au courant d’un quelconque marchandage ».
Le vote des députés de la commission des lois sera rendu public après l’audition de l’ancien ministre par leurs homologues du Sénat, prévue pour le 21 juillet. Ces derniers doivent encore se prononcer pour valider ou non sa nomination.














