Stéphane Bern et l’achat du château dans le Perche
En 2012, Stéphane Bern a acheté l’ancien Collège royal et militaire de Thiron-Gardais, dans le Perche, en Eure-et-Loir. Son objectif principal était de préserver un monument historique remarquable. L’animateur de Secrets d’histoire expliquait qu’il ne pensait pas vivre dans ce lieu, qu’il qualifiait de “son plus beau village”. Il était profondément attaché à cette commune.
Les coûts de la restauration et le dépassement du budget initial
Malgré une acquisition à un prix modique de seulement 300 000 euros, la réalité a été tout autre. La rénovation du château a nécessité un investissement bien plus important. Le chantier, qui a mobilisé une soixantaine de travailleurs, a finalement coûté près de 4 millions d’euros. Ce montant a largement dépassé ses prévisions et a transformé un rêve patrimonial en un défi financier majeur.
Les sacrifices financiers de Stéphane Bern
Stéphane Bern a évoqué les lourdes conséquences économiques de ce projet. En avril 2023, il confiait au Parisien avoir contracté une dette importante pour financer les travaux. Il a précisé qu’il avait refusé toute aide publique, préférant financer seul la restauration. Il expliquait : “Je me suis endetté au-delà de mes capacités : 4 millions d’euros à rembourser sur 25 ans. Tout mon argent y passe, mes droits d’auteur, l’argent des émissions. Ici, c’est un peu le tonneau des Danaïdes.”
Les démarches pour équilibrer ses finances
Pour faire face à cette dette, Stéphane Bern a vendu sa maison à Paros, en Grèce. Il assure ne pas être “ruiné”, mais doit continuer à travailler pour rembourser ses emprunts. Il a confié : “Ça va me prendre un peu de temps, j’ai tout vendu. Ma banquière me dit ‘Pourvu qu’il vive longtemps’”. Il avoue aussi : “Je dois quand même faire attention. Je suis obligé de travailler, et sans doute encore longtemps, pour rembourser mes dettes. Je m’en suis mis beaucoup sur le dos.”
Un patrimoine vivant malgré les investissements
Malgré l’impact financier, Stéphane Bern continue de considérer Thiron-Gardais comme un lieu unique. Pour soutenir ses projets, il peut compter sur ses activités professionnelles. Selon L’Informé, sa société de production Gotha Conseil, créée avec Gaël Richard, aurait généré environ 730 000 euros de dividendes depuis 2019. La société Kisayang, lancée par la suite, aurait réalisé plus de 200 000 euros de bénéfices en 2022. Ces revenus participent aujourd’hui au remboursement de la dette contractée pour sauver le château, un lieu auquel il est profondément attaché.














