Olivier Faure refuse de démissionner malgré le désaveu des militants
Ce jeudi, les militants socialistes ont choisi d’adopter une primaire fermée pour désigner leur candidat à la présidentielle. Olivier Faure, le premier secrétaire du parti, qui soutenait une autre option, affirme qu’il ne démissionnera pas pour autant.
Malgré avoir été mis en difficulté la veille, notamment par le vote des militants qui ont rejeté sa proposition, Olivier Faure reste en poste. Il explique sur France Info que la question de sa démission ne s’est pas posée. Il explique ne pas ressentir de pression particulière. Selon lui, il s’agit d’un parti démocratique où les options sont soumises aux militants, qui prennent la décision. Son rôle, ajoute-t-il, est de faire respecter cette décision.
Le choix des militants pour la primaire présidentielle
Les militants socialistes ont opté ce jeudi pour une primaire réservée aux seuls membres du parti et à certaines organisations politiques affiliées au pôle socialiste, comme Place publique de Raphaël Glucksmann. Cette option a été approuvée à 55 %, en opposition à la proposition d’Olivier Faure.
Ce dernier souhaitait un mode de désignation plus large, incluant les sympathisants socialistes, avec une participation de deux euros. Il voulait également que le vainqueur participe à une primaire unitaire de la gauche, en dehors de La France insoumise, réunissant écologistes, Clémentine Autain et François Ruffin.
Le futur politique d’Olivier Faure
Malgré ce revers, Olivier Faure affirme qu’il poursuivra son combat. Sur France Info, il indique que ce vote ne l’empêchera pas de défendre ses idées et de travailler à rassembler la gauche et les écologistes.
Interrogé sur une éventuelle candidature à la primaire, il répond que la décision sera prise « au moment venu », probablement d’ici septembre, soit un mois avant le début du processus de sélection.
Une situation fragilisée par des désaccords internes
Ce désaveu intervient dans un contexte déjà difficile pour Olivier Faure. Il a été fragilisé par le départ de Boris Vallaud, troisième homme du dernier congrès socialiste et chef des députés PS, en mai 2026.
De plus, il a été mis en difficulté cette semaine lorsque, contrairement à lui, la majorité des députés socialistes n’a pas voté la motion de censure déposée par Les Écologistes à l’Assemblée nationale. Cette motion dénonçait l’inaction du gouvernement face au changement climatique.
Pour sa part, Olivier Faure a défendu son action, insistant sur ses efforts pour redonner du souffle au parti, qu’il a récupéré en 2018 après le mandat de François Hollande.














