Les candidats du centre et de la droite à la présidentielle de 2027 mettent l’accent sur l’intelligence artificielle (IA) dans leurs programmes. Cette technologie, qui a déjà été largement soutenue par le gouvernement, devient un enjeu majeur pour la campagne électorale.
Depuis plusieurs années, l’IA bouleverse de nombreux secteurs d’activité. La montée en puissance de cette technologie a poussé plusieurs responsables politiques à s’y intéresser de près, considérant qu’il s’agit d’une révolution comparable à celle du numérique. Même le président Emmanuel Macron a reconnu utiliser l’IA pour ses recherches en juin dernier.
Les candidats de la droite et du centre dévoilent peu à peu leurs propositions. Bruno Retailleau, président des Républicains, doit présenter ce mardi 7 juillet son « projet IA » depuis la station F, le plus grand campus de start-up au monde, à Paris.
Lors de son dernier meeting, au Parc Floral, le 20 juin, le sénateur vendéen a qualifié l’IA de « mère de toutes les batailles ». Il a souligné que cette technologie pouvait améliorer la santé, le travail, l’information ou le divertissement. Il a aussi évoqué les opportunités mais aussi les risques liés à cette révolution technologique.
Un enjeu central pour Gabriel Attal
Gabriel Attal, autre candidat de la droite, donne une place importante à l’IA dans son programme. Lors de son premier meeting, le 30 mai, il a insisté sur la nécessité de « s’emparer de l’IA » et de ne pas manquer cette opportunité, comme la France l’a fait avec le numérique dans les années 2000.
Il a expliqué que si la France avait connu la même croissance que les États-Unis, le salaire médian serait aujourd’hui de 3 300 euros nets par mois, contre 2 200 euros actuellement. Il a aussi annoncé le lancement d’un « plan France 2040 pour l’IA et l’innovation » doté de 200 milliards d’euros, ainsi qu’un plan pour former 20 millions de salariés français à l’IA, s’inspirant de la Finlande, qui forme toute sa population active à cette technologie.
Edouard Philippe s’engage également
Lors de son premier meeting, le 5 juillet, Edouard Philippe a évoqué l’IA. Il a souligné que cette technologie s’immisçait dans tous les domaines, de la production à la réflexion en passant par les échanges. Il a posé la question : « Qu’est-ce que cette révolution va impliquer pour nos enfants ? »
Bien qu’il ait évoqué ses grandes lignes pour 2027, l’ancien Premier ministre n’a pas encore présenté de programme précis sur le sujet. Il est soutenu dans sa démarche par Anne Le Hénanff, ministre chargée du Numérique et de l’Intelligence artificielle.
Une continuité dans l’investissement
Malgré l’attente d’un changement de président, le gouvernement continue de renforcer ses efforts dans le domaine de l’IA. Le 18 juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un investissement supplémentaire de 665 millions d’euros pour soutenir cette révolution technologique en France.
Par ailleurs, le gouvernement souhaite intégrer l’IA dans l’éducation. Dès la rentrée 2027, les élèves de seconde bénéficieront d’une heure d’enseignement consacrée à l’IA chaque semaine, dans le cadre des cours de sciences numériques et technologie. Déjà, depuis 2025, les collégiens et lycéens ont accès à une formation en ligne sur l’IA, avec des modules obligatoires pour les classes de 4e et de seconde.














